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Japan Expo 2012 – Compte-rendu plein de superlatifs (partie 1)

Japan Expo 2012, c’est terminé. Et ça en filerait presque le blues. Parce que cette année, j’ai passé une fantastique JE, vu presque tout ce que je voulais voir, fait presque tout ce que j’ai voulu faire… et plus encore.

Du coup on va changer un peu du style des années précédentes : Au lieu de parler de la Japan Expo côté invités puis côté stands (une partie squeezée l’an dernier parce qu’au final, faut bien le reconnaître, je n’y passe pas tant de temps), parlons de tout ce qui était notable dans un gros bouzin. C’est parti !

L’invité le plus incroyable : Naoki Urasawa

C’est facile. C’était l’invité d’honneur manga, et on s’attendait à ce que Japan Expo soit marquée parla présence de Naoki Urasawa. Mais à ce point ? Présent sur 2 conférences, et des dédicaces, Urasawa a aussi assuré le spectacle en dessinant ses personnages, puis en sortant la guitare et l’harmonica pour chanter par deux fois, durant sa conférence sur la scène principale puis lors du showcase d’Hemenway avec qui il a collaboré.

Le final du showcase Urasawa x Hemenway sur cette dernière chanson a été pour moi  le point culminant de la convention. Voyez plutôt :

L’invité dont on a le plus squeezé le temps de parole : Haruhiko Mikimoto

Haruhiko Mikimoto, le génial character designer de Macross, Gundam 0080, Gunbuster, Orguss, Megazone 23… était présent sur le salon, en dédicaces et sur deux conférences, sur lesquelles il était accompagné de Takashi Watanabe, ex-rédacteur en chef d’Animage et superviseur de son travail sur ses mangas.

Malheureusement, je pense honnêtement en avoir appris plus durant ces conférences sur les goûts personnels de l’animateur de la conférence, Yvan West Laurence, que sur le travail de Haruhiko Mikimoto.

Je n’arrive pas à le décrire correctement, tant c’est honteux de voir à quel point les conférences ont été ruinées par cet intervenant. Lors de la seconde conférence, suite à une de ses questions (« pouvez vous nous décrire Macross 7 »), Haruhiko Mikimoto a demandé « mais dans la salle, qui connait déjà la série ? » et, après avoir vu que la plupart de la salle levait la main, a dit « bon ben donc je ne vais pas vous répéter ce que vous savez déjà ». C’est malheureusement une intervention qui est arrivée bien trop tard… mais entre deux, on a parlé de la carrière de chanteuse de Mari Ijima, on a appris que Dybex vendait des coffrets Gunbuster pas chers, que Yvan West Laurence était fan de Starship Troopers et se rappelait encore très bien de la couverture du premier Animage sur lequel figurait Uchuu Senkan Yamato ! Le travail de Haruhiko Mikimoto ? Oh on en a bien parlé, mais même pas de quoi remplir sa page wikipedia… Par contre on a de quoi, avec le résumé des deux conférences, écrire le prologue de « Macross pour les nuls ». Je suis sûr que les gens venus pour voir la conférence n’avaient jamais entendu parler des oeuvres de Mikimoto, ni même des mangas en général, et qu’il fallait absolument tout leur réexpliquer. Ils étaient probablement juste venus par curiosité pour se poser dans la salle tandis que causait un type qu’ils ne connaissaient pas de toute manière. Ah oui, West-Laurence causait tellement et lançait des sujets tellement généraux que non seulement les conférences étaient rendues inintéressantes au possible, mais qu’en plus les questions-réponses du public ont dû être très raccourcies (2 questions les 2 fois si je me souviens bien) par manque de temps. Bref, la RAGE.

L’invité le plus sympathique et intéressant : Makoto Shinkai

Les différentes interventions de Makoto Shinkai, de sa venue pour l’avant première de Hoshi wo Ou Kodomo (Voyage vers Agharta) avant le festival (le 03/07) à celles durant la convention, ont toutes été constructives et intéressantes. Au programme pour celui qui a réalisé en solo Hoshi no Koe : Questions/réponses après l’avant-première, dédicaces, master class sur le stand de Kaze et conférence dans la scène JE. Une conférence qui a d’ailleurs été l’inverse de celles de Mikimoto : Makoto Shinkai était venu parler de la manière dont il travail, et c’est ce qu’il a fait. A la question d’ouverture de la conférence « Pouvez-vous vous présenter et vous présenter votre travail, monsieur Shinkai ? », il a répondu « Euh… qui dans la salle a vu mes films ? », vu que la plupart de l’assistance levait la main, et a continué « dans ce cas, on va sauter la présentation de mes oeuvres. Pour ceux qui ne savent pas, je m’excuse, regardez wikipedia ! Aujourd’hui je voudrais vous présenter la manière dont je travaille ! ». Et ainsi, Makoto Shinkai a passé une heure passionnante à détailler son travail, à montrer la manière dont il travaillait avec les storyboards, dont il les corrigeait, dont il créait ses paysages et notamment ses fameux ciels et nuages (des fois il triche dessus et les clone comme un bourrin !). Il a montré des choses comme les storyboards animés de ef – the first tale,  des trailers composites de 5cm/s, et même (chez Kaze) un petit bout du storyboard de son prochain film (qu’il a accepté qu’on surnomme, entre fans, « 6cm/s », en attendant un titre officiel). Il a même dit « mais si mais si vous pouvez filmer ce que je vous montre ! » alors que des membres du staff demandaient de ne pas filmer ce qu’il allait montrer ! En bref, il s’est montré, sur toutes ses interventions très ouvert, à répondu à toutes les questions sans langue de bois, et était vraiment l’invité le plus sympathique de cette convention. On espère qu’il reviendra nous présenter ses prochains films !

L’invité le plus triste : Masao Maruyama

« Je voudrais vraiment pouvoir terminer Yume-miru kikai avant d’arrêter de travailler. Malheureusement je suis âgé et j’en ai peut-être encore pour 2, 3 ans de travail… je suis convaincu que si je ne finis pas son film, Satoshi Kon, qui m’en a laissé la charge, m’attendra à ma mort au paradis pour me dire d’aller en enfer ».

Ambiance, à la conférence de Masao Maruyama (fondateur et maintenant ex-membre du studio Madhouse et qui a depuis créé un nouveau studio, Mappa), quand il parle du film final du défunt Satoshi Kon, au point d’arrêt suite aux problèmes financiers du studio Madhouse… et ce n’était pas que là qu’il a dit ça : « J’aurais vraiment voulu travailler à l’adaptation du manga Pluto de monsieur Urasawa, je lui ai dit dès qu’il a pulié son premier chapitre », a-t-il dit pendant sa conférence publique avec l’auteur, « mais je suis maintenant âgé et il ne me reste maintenant qu’au plus 5 ans de travail et même si je voudrais le faire, je ne sais pas si ça sera possible ». On va souhaiter toute la réussite du monde à Mappa, et à Madhouse de remonter la pente…

Petit moment plus léger tout de même, Masao Maruyama a été vu tout sourire en train d’aller dans la file de dédicaces de Naoki Urasawa pour demander une dédicace à ce dernier, qui a beaucoup ri de la blague… et a fini par lui signer son livre !

A suivre ~ (partie 2)

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Discussion

6 commentaires pour “Japan Expo 2012 – Compte-rendu plein de superlatifs (partie 1)”

  1. Hihi^^ je n’ajouterai rien au sujet des conférences Macross etc, tout a déjà été dit. Regrets personnels après t’avoir lu : ne pas avoir pu rencontrer Makoto Shinkai.

    Posté par mackie | 11 juillet 2012, 14:49
  2. J’aime comment il n’y a que toi ou Tetho pour faire chier AOJI à ce sujet, encore un an plus tard. :)
    (surtout quand on sait qu’ils se sont arrangés avec Kaze pour Fate/K-on. Et y’a pas de Haruhi là-bas. Et pour Zun/Touhou, j’en sais fichtre rien, mais connaissant le laxisme ambiant autour de Touhou et des produits dérivés, j’imagine qu’il s’en contrefout.)

    Sinon sympa les extraits et anecdotes des conférences de chaque auteur, on sentait Shinkai quand même bien à l’aise, ça faisait plaisir.

    Posté par Axel Terizaki | 11 juillet 2012, 14:51
  3. @Axel c’était une question honnête hein, je savais pas du tout qu’ils s’étaient arrangés avec Kaze :o (Et à voir ton article j’avais cru que c’était une Haruhi que tu avais acheté en fait, à regarder moins rapidement effectivement elle ressemble pas trop :D)

    Posté par FFenril | 11 juillet 2012, 14:55
  4. Bah ouais, on a qu’à dire que la fille en kimono ressemble à Aoi de Ai Yori Aoshi aussi tant qu’à faire hein :D

    En plus il n’y a qu’un artiste qui a fait du « fanart » chez eux, quand tu vois le reste des oeuvres c’est à mon avis une erreur de casting, c’est tout, pas de uqoi fouetter un chat.

    Posté par Axel Terizaki | 11 juillet 2012, 15:22
  5. Axel > ou alors c’est surtout que ceux qui ont quelque chose a redire a Aoji preferent simplement les ignorer. (je suis passe devant rapidement, j’ai vu des trucs qui avaient pas vraiment l’air d’originaux donc bon…)
    Vu que de toute c’est un dialogue de sourds (ou de laches vu que t’affectionne ce terme), on prefere ignorer et laisser chacun decider avec sa conscience plutot que la ramener a chaque fois :)

    Posté par nyo | 11 juillet 2012, 23:06
  6. Ah putain le pincement au coeur sur la dernière photo. Il est giga cool ce cliché.

    Posté par Amo | 13 juillet 2012, 3:49

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