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Fullmetal Alchemist : Milos no Sei-naru Hoshi

La flemme de l’été me fait annuler le second article prévu sur Japan Expo. Je posterai quelques trucs sur Twitter.

L’événement de cette Japan Expo 2011, hors invités, c’était la diffusion en avant-première internationale, Japon exclus, du dernier film Fullmetal Alchemist : Milos no Sei-naru Hoshi (L’étoile [sacrée] de Milos). Les réjouissances ont été méchamment entâchées par les problèmes de distribution des tickets, mais on ne va pas s’y attarder : aujourd’hui, on parle du film !

Ce nouveau film FMA est probablement la dernière occasion de retrouver animées les aventures d’Edward et Alphonse Elric… et ils partent vraiment sur un superbe coup d’éclat.

Milos no Sei-naru Hoshi se situe, nous a-t-on dit avant la projection, entre les tomes 11 et 12 du manga. Concrètement, l’histoire est une side-story complète n’ayant vraiment aucune influence, ni même de liens, avec l’histoire principale. Pas d’homonculus, pas de « Père », et même très peu de personnages de la série sont de retour sur grand écran. La seule raison de placer le film chronologiquement entre ces tomes est l’utilisation dans le scénario de discussions sur la nature de la pierre philosophale, ce qui le place après les événements du labo n°5, qui étaient aussi dans l’anime FMA de Seiji Mizushima (celui de 2004 donc). Ce nouveau long-métrage est donc très accessible (et ne porte d’ailleurs pas le sous-titre « Brotherhood » de la dernière série) et je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus dès sa sortie française.

Car pour l’adieu de Ed et Al à l’écran, Bones a vraiment mis les bouchées doubles pour rendre son film, réalisé par Kazuya Murata, impressionnant. N’y allons pas par quatre chemins : techniquement, le film est un incroyable tour de force, et rarement l’action a autant détonné à l’écran ! Kenichi Konishi, character designer (comme sur Bokurano, Tokyo Godfathers), et directeur de l’animation (comme sur Millennium Actress de Satoshi Kon et le film les Yamada de Ghibli), signe un character design un peu plus simplifié que celui des séries, mais qui est particulièrement bien mis à profit dans des scènes absolument démentielles. Explosions en séries, combats physiques, batailles aériennes et sur le toit de trains lancés à pleine vitesse, tout y est, et ça décoiffe vraiment. Insérez encore quelques mots du même champ lexical (éberluant, époustouflant, à couper le souffle, à laisser sans voix), et vous aurez le résumé de mes impressions face à l’animation du film, et à la performance du studio. Shamballa wo Yuku Mono, qui, a défaut de convaincre par son histoire avait au moins impressionné techniquement… peut aller se rhabiller.

Et l’histoire alors ? Eh bien, encore un autre point de satisfaction. Contrairement à beaucoup de shonen dont les films semblent être essentiellement des fillers tentant de plaire à tous les fans en ramenant en 90 minutes tous les personnages de la série (Bleach, c’est de toi dont je parle), FMA tranche sec dans le sujet : En plus de Ed et Al, le nombre de personnages de retour dans ce film sont au nombre de quatre. QUATRE. Dont un pendant moins de 30 secondes… et les autres sont clairement simplement là pour faire plaisir aux fans et n’ont que peu de temps à l’écran et de prise sur l’intrigue. Le scénario a vraiment été pensé comme une histoire à part, comme une grande aventure qui devait pouvoir s’apprécier seule. En fait, Milos no Sei-naru Hoshi m’a en fait beaucoup fait penser au film Cowboy Bebop, Tengoku no Tobira sur ce point : l’équipe du film a vraiment une dernière histoire à raconter, et semble vraiment vouloir faire partir Ed et Al sur un grand « bang! ».

Toutefois, nul risque de s’y perdre, le scénario étant clairement un mélange de grands classiques des thèmes de FMA : l’amour entre frères, l’injustice de l’armée et la recherche du pouvoir à n’importe quel prix sont centraux dans l’intrigue, et d’aucuns le trouveront même trop classique pour la franchise. Toutefois, si vous n’avez pas de pouvoir supra-naturels vous permettant de tout comprendre en 5 minutes (comme ma camarade d’Ankama qui était assise à côté de moi pendant le film et se reconnaîtra), le scénario réserve quelques bonnes surprises, et alterne à un bon rythme action et moments plus calmes, faisant du film un excellent moment.

J’ai vraiment, vraiment été emballé par ce Milos no Sei-naru Hoshi, un film fidèle à l’esprit de la série dont il est tiré, mais qui pour ce faire, ne se sacrifie pas sur l’autel de la satisfaction des fans ou de la facilité… et est un véritable festival. C’est toujours les meilleurs qui s’en vont le plus vite, et à la fin des 2h de film, Edward et Alphonse Elric quittent vraiment le grand écran en beauté. On les regrettera.

Discussion

3 commentaires pour “Fullmetal Alchemist : Milos no Sei-naru Hoshi”

  1. J’ai tiqué sur « l’amour entre frères », je crois que le BL et les fujoushi m’ont corrompu à la moelle. :,(
    J’espère qu’il y aura une sortie rapide en blu-ray.

    Posté par vinhnyu | 25 juillet 2011, 17:58
  2. Pareil ! Vivement une sortie chez nous ! Merci pour l’article !

    Posté par Ludo | 25 juillet 2011, 18:24
  3. Et bien j’étais assez dubitatif à l’idée d’un nouveau film sur FMA, mais là j’admets être convaincu.

    Je craignais qu’on ne fasse tirer la licence avec des films bateaux (comme tu le dis avec Bleach par exemple) mais il semble que l’on se rapproche plus de la trempe de Cowboy Bebop (dont le film était excellent au passage).

    Bref vivement une sortie française !

    Posté par Yomigues | 7 septembre 2011, 16:45

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