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Fate/stay night : Unlimited Blade Works

Voici maintenant bien longtemps que la série TV Fate/stay night s’est terminée. Elle a commencé il y a près de 5 ans, en novembre 2005, se terminant 6 mois plus tard sur une fin qui signifiait la fin du premier scénario du visual novel, qui en comportait trois : Fate (centré sur Saber),  Unlimited Blade Works (centré sur Rin Tohsaka et son servant Archer) et Heaven’s Feel (centré sur Sakura Matô).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la qualité de la série était… discutable. « Calme afin de bien poser l’ambiance » pour ses plus grands fans, « À mourir d’ennui sauf les fois où on a envie de baffer les personnages » pour d’autres, elle souffrait de gros problèmes de rythme, de son protagoniste tête à claques (ces deux premiers problèmes étant en fait pas mal liés au jeu –traduit depuis-, Kinoko Nasu étant clairement plus doué pour penser des univers et des concepts que pour écrire des histoires s’y déroulant) et d’une réalisation plus que médiocre, le studio Deen n’ayant clairement pas mis énormément de moyens dans une série aux combats particulièrement mous et inintéressants. Un comble pour un anime narrant la Guerre du Graal entre 7 magiciens et 7 héros légendaires… Seuls un ou deux épisodes (dont le final) sortaient du lot, ce qui était quand même… problématique.

Plus que tout, Fate/stay night TV était aussi une adaptation fort frustrante, ne racontant qu’un tiers de l’histoire du jeu dont elle est adaptée. Certes, les scénaristes ont légèrement bricolé le scénario de cette route Fate afin qu’elle incorpore quelques éléments supplémentaires, mais au final on se retrouvait avec l’impression que des pistes étaient lancées dans l’histoire… et jamais exploitées par la suite (ce second opening !).

Toujours est-il que l’annonce d’un film Fate/stay night, toujours par le studio Deen, adaptant cette fois la seconde route du jeu, Unlimited Blade Works, avait de quoi ravir les fans insatisfaits de ce premier anime… En espérant que cette fois les moyens seraient à la hauteur de leurs espérances.

Et n’y allons pas par quatre chemins : ils le sont. Techniquement, Unlimited Blade Works est digne d’être un film diffusé au cinéma (contrairement à, au pif, les films de Higashi no Eden qui sont clairement des épisodes de série TV glorifiés) et a de l’action et de la jolie animation à revendre. C’est beau, c’est dynamique, ça fait un plaisir fabuleux !

Au niveau du déroulement du film, en revanche, c’est un peu moins bon. UBW doit en effet, en 1h45, adapter un scénario de la même longueur que le premier, qui a été adapté en 24 fois 25 minutes… Soit 10h ! Et si c’était trop long en 24 épisodes, c’est de manière évidente trop court pour le film. De ce fait, on sabre dans ce qui est connu : le tronc commun aux deux scénarios, donc le début de l’histoire, est ainsi expédié en moins de 10 minutes !… En faisant cela, le film perd simplement toutes ses chances de tenir en stand-alone : le début du film se passe ainsi d’énormément d’explications et même de la présentation des personnages, passant directement à l’action.

Est-ce un mal ? Non. De base, UBW est la seconde route du jeu Fate/stay night, dans lequel les routes sont à jouer dans l’ordre. Impossible de bien comprendre l’histoire sans avoir auparavant connaissance des éléments des routes précédentes, ce qui signifie dans le cas présent… impossible de comprendre tous les éléments du film sans avoir au moins vu l’adaptation TV de la route Fate. L’équipe responsable du film chez Deen l’a bien compris, et Unlimited Blade Works ne se perd pas dans un flot d’informations comme a pu le faire la série pour se concentrer uniquement sur l’action et les bouts non explorés auparavant. Alors oui, ça tranche vif, parfois trop (honnêtement, 15 minutes de plus au film pour ajouter des transitions et quelques explications entre plusieurs scènes n’auraient pas été de trop, et quelques éléments semblent vraiment sortir de nulle part faute d’introduction, comme Shirô matérialisant des épées pour la première fois), mais c’est un festival pour le fan.

Fate/stay night Unlimited Blade Works n’est clairement pas un film à mettre entre toutes les mains. Trop rapide, fouilli, il requiert dans tous les cas d’avoir visionné la (douloureuse) série ou d’avoir joué au (très long) jeu avant de pouvoir le découvrir, et il n’est même pas sûr qu’en remplissant ce pré-requis, le spectateur non-averti puisse se retrouver complètement dans ce film. Cependant, le studio Deen l’a bien compris, cet UBW ne devait pas avoir comme objectif de rameuter de nouveaux fans pour la franchise, mais bien de satisfaire l’importante fanbase pas forcément heureuse du traitement reçu par l’adaptation de la route Fate. Et ainsi, pour celui qui connaît déjà bien l’histoire de Fate/stay night, c’est un véritable régal de voir enfin (très) bien animées les scènes les plus épiques du visual novel. Un film qui remplit donc avec brio son objectif en caressant dans le sens du poil son public cible… Et c’est clairement ce qu’il fallait.

Deen, merci d’avoir enfin bien traité Fate/stay night, cet Unlimited Blade Works est un véritable cadeau du ciel pour fan, et je ne peux que souhaiter que la dernière route, Heaven’s Feel, centrée cette fois sur le personnage de Sakura Matô, finira par avoir droit au même traitement… Et au vu des ventes, j’imagine qu’il n’y a pas trop de soucis à se faire.

Seul défaut de F/sn UBW pour le fanboy ? Bordel, à aucun moment dans le film le poème Unlimited Blade Works n’est récité entièrement, un comble !

Discussion

12 commentaires pour “Fate/stay night : Unlimited Blade Works”

  1. Normal que ce soit meilleur que la série puisque le film est centré sur Rin. :v

    Posté par Tinky | 14 novembre 2010, 19:06
  2. Le seul combat à être bien animé est celui de Saber contre Berserker.

    Posté par KKKaze | 14 novembre 2010, 22:23
  3. J’ai été un peu déçu par le combat final de Gil… Les deux combattants en question ont à leur disposition quelques *illiards d’armes qu’ils peuvent animer à volonté, et ils se battent en en prenant une dans chaque main… (Je m’attendais vraiment à un clash épique entre des murs d’épées qui se rentrent l’un dans l’autre.)

    Autrement, je suis assez d’accord avec ton analyse – bien pour les fans, hermétique/pas génial pour les autres.

    Posté par neothoron | 14 novembre 2010, 22:57
  4. Ouep, rien de nouveau sous le soleil quoi. Les fans de Nasu continue de se palucher agréablement au soleil en étant persuadé que Nasu a créé un univers passionnant et construit.

    what’s else ?

    Posté par Corti | 14 novembre 2010, 23:07
  5. Bah la passion par le Nasuverse c’est leur problème, mais au moins cette fois Deen a pondu quelque chose de regardable de manière agréable ~

    Posté par FFenril | 15 novembre 2010, 15:04
  6. « Seul défaut de F/sn UBW pour le fanboy ? » : première chose qui me vient à l’esprit (pervers), les dauphins au lieu du marteau-piqueur. Mais ouais le poème est clairement plus abusé.

    Je me joins à toi pour souhaiter une adaptation d’Heaven’s Feel… mais en 2 films, ou en une série d’OADs.

    Posté par X4713R | 15 novembre 2010, 16:01
  7. On parie sur l’animal en trouaday auquel on aura droit dans HF ? (si HF il y a)

    Posté par Yuki | 15 novembre 2010, 16:10
  8. @Yuki Pour Sakura ? La vache, what else :D
    @X7413R Depuis Realta Nua, c’est plus le marteau piqueur le canon, c’est bien les dauphins (et le dragon qui était heureusement moins moche que dans la série pour Saber, et euh… Le suce-doigt pour Sakura de tête ~)

    Posté par FFenril | 15 novembre 2010, 18:02
  9. Des limaces-zizi ?
    (pas frapper)

    Posté par X4713R | 15 novembre 2010, 18:03
  10. Oui je sais mais ça déçoit quand même. Jackhammah quoi !
    Et les limaces ont des cornes au lieu d’avoir une tête de gland.

    Posté par X4713R | 15 novembre 2010, 18:45
  11. Mon Dieu tu es dans le futur ! Comment tu fais ? Are you a Wizard ?

    Posté par X4713R | 15 novembre 2010, 18:48
  12. Wouhla il y a eu comme un bug Oo
    Replacé le commentaire au bon endroit.

    Posté par FFenril | 15 novembre 2010, 20:23

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