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Higurashi no Naku Koro ni (Kai)

Higurashi no Naku Koro ni

En août 2002, le cercle 07th Expansion sortait au Comiket un visual novel appelé Higurashi no Naku Koro ni (avec le Na en rouge, oui), Onikakushi-hen. Une aventure qui prenait une petite douzaine d’heures de lecture et au bout de laquelle le joueur était… Complètement perdu.

Et pour cause, Onikakushi-hen n’était que la première partie d’Higurashi, une série de jeux qui allait donner en tout 8 épisodes (4 Higurashi no Naku Koro ni, 4 Higurashi no Naku Koro ni Kai) et un fan disc appelé Higurashi no Naku Koro ni Rei. Le succès de ces différents épisodes donna lieu à diverses adaptations : mangas, jeux dérivés (visual novels avec de nouveaux arcs sur PS2 et DS, jeu de baston 3D sur PC), film live, drama CD, romans… Et anime.

Higurashi no Naku Koro ni se découpe dans son adaptation animée en 2 séries, 5 OAVs et 1 spécial :

  • Higurashi no Naku Koro ni, série de 26 épisodes qui couvre les 4 arcs des jeux Higurashi et les 2 premiers arcs des jeux Higurashi Kai
  • Un épisode spécial, Nekogoroshi-hen
  • Higurashi no Naku Koro ni Kai, série de 24 épisodes qui couvre, après un arc animé original, les 2 derniers arcs des jeux Higurashi Kai (vous suivez toujours ?)
  • Higurashi no Naku Koro ni Rei, 5 OAVs adaptant les histoires du fandisc (et dont on ne parlera pas ici).

Higurashi no Naku Koro ni

Mais commençons par le commencement : Dans le village paisible et reculé d’Hinamizawa, en 1983, Keiichi Maebara vient d’emménager et fait peu à peu connaissance avec les habitants du coin, et particulièrement quelques filles de sa classe avec qui il fait connaissance.

Vous connaissez la musique, non ? Un héros qui emménage dans un coin inconnu, arrive dans une nouvelles école, et se retrouve entouré de filles ! Des filles toutes mignonnes au character design tout moe qui l’accueillent à bras ouverts en faisant des sous-entendus sur leur possible future relation avec lui, en ajoutant des onomatopées bizarres à la fin de leurs phrases! Véritablement, Higurashi débute sur une configuration classique de harem à l’eau de rose, et les jours de Keiichi s’écouleraient probablement aussi paisiblement que ceux de Makoto de School Days (dans sa période de gloire) si… D’étranges événements ne s’étaient pas produits à Hinamizawa. Si un horrible meurtre avec démembrement n’avait pas été perpétué par le passé. Si ses nouvelles amies ne semblaient pas avoir un passé trouble. Si des personnes dont Keiichi a fait la connaissance n’avaient pas été tuées, le tout semblant lié à une affaire de meurtres en séries…

Higurashi no Naku Koro ni

Le véritable décor est ainsi posé. Higurashi no Naku Koro ni est l’histoire d’un mystère, celui du village de Hinamizawa, et particulièrement de la série de meurtres s’y déroulant. Au travers des divers arcs scénaristiques de la série, le spectateur en découvrira certes plus sur les personnages, s’attachera à eux… Mais le véritable but de Higurashi est bien celui-là : Découvrir la solution au mystère des meurtres en série de Hinamizawa. Et tout ce qui fait la qualité de cette passionnante série est là.

« Arcs scénaristiques » ? Oui, car Higurashi n’est pas une grande histoire chronologique à proprement parler. Ce sont des histoires. De nombreuses histoires… Et des histoires qui finissent généralement mal. Un arc dure dans la première série 4 à 6 épisodes, après quoi on fait un « reset » du monde, on revient au début de l’histoire à la situation initiale (Keiichi est un lycéen qui vient d’emménager à Hinamizawa…), et d’autres événements se produisent dans le village. Devant son écran, le spectateur découvre au travers des aventures de Keiichi et compagnie les problèmes de ses amis, des conspirations, mais aussi la façon de vivre à Hinamizawa, ses habitants… En explorant ces divers aspects, le spectateur cerne de plus en plus les éléments qui conduisent à la tragédie d’Hinamizawa, et connaîtra à la fin la vérité.

Higurashi no Naku Koro ni

Et il faut dire qu’on a un monde passionnant à découvrir à Hinamizawa ! Les personnages de la série, simplement, sont l’objet d’un véritable culte par les fans les plus assidus. Les filles, notamment, sont les archétypes mêmes des personnages moe adorées par l’otaku moyen : La fille timide un peu spéciale, les jumelles, la petite fille mignonne qui a des tics de langages incompréhensibles mais trop mignons quand même… D’ailleurs on lui fait plaisir à l’otaku moyen hein, le billiard d’artworks officiels de Higurashi trouvables un peu partout, dont dans cet article, pour en faire la promotion, met laaaaargement en avant cet aspect. Heureusement, la qualité de Higurashi résidant dans le fait d’avoir utilisé de manière originale ces personnages qui auraient pu être des stéréotypes ambulants. On est toujours proche du modèle de ces visual novels devenus animes qui visent à vous faire pleurer toutes les larmes de votre corps, sauf qu’ici on ne risque pas (trop) de sombrer dans la mièvrerie vu qu’on étant donné que le but est plutôt de vous faire une frousse bleue. Et voir les filles toutes mignonnes du début de la série devenir soudain sérieuses et/ou cinglées quand l’histoire prend un tournant vers le pire, ça fait quand même de l’effet… (Un des exemples les plus connus de Higurashi est la jolie jeune Rena, habituellement tellement gentille qui… semble péter les plombs en accusant le héros de lui mentir) On en arrive parfois à de l’exagération tant les visages déformés par la folie sont impressionnants… On n’est pas dans votre série lambda, oh ça non !

Techniquement, le Higurashi animé est quand même relativement light. La faute, notamment, à un character design qui est, depuis le visual novel, relativement simpliste. Des efforts ont été faits par la suite, avec notamment la seconde série qui s’est vue dotée d’une esthétique un peu plus élaborée et globalement le tout reste correct. Portée surtout par son ambiance, la série révèle une OST inquiétante adaptée à souhait, complétée par les 2 openings des séries, Higurashi no Naku Koro ni (oui, la chanson a le même titre que la série) et Naraku no Hana qui introduisent de manière parfaitement appropriée les épisodes et remettent dans le bain et dans l’atmosphère d’Hinamizawa le spectateur.

nipaaaah

Au niveau de sa construction, Higurashi no Naku Koro ni est quasiment irréprochable. La série « oblige » presque le spectateur à théoriser sur les événements, à remettre en doute ce qu’il a vu, à chercher d’autres explications aux événements auquel il a assisté, pour comprendre ce qui peut causer la malédiction de Hinamizawa, que ça soit un dieu en colère ou un meurtrier en série. Ce que l’on peut d’ailleurs considérer comme l’un des points culminants de Higurashi peut d’ailleurs se trouver à la fin de la première série, au moment où l’on fait réaliser de manière éclatante spectateur à quel point ce qu’il était logique qu’il pense jusque là n’était pas forcément la réalité.

Malheureusement, si Higurashi est si bon dans sa construction, son gros problème est, très bêtement… La base sur laquelle cette histoire élaborée a été construite. La résolution finale du mystère d’Hinamizawa s’avère somme toute relativement peu intéressante, voire même… Carrément décevante. Le dernier arc, particulièrement, est le plus problématique : Plus de révélations restantes, une histoire somme toute bateau, des « méchants » peu convaincants… Ce qu’on pourrait espérer comme le grand final explosif est finalement très loin d’être l’histoire la plus intéressante. C’est d’autant plus embêtant que la seconde série de l’anime, Higurashi Kai, dédie à cet arc final la moitié de ses épisodes… Ce n’est pas que la série a changé ou pris un tournant pour le pire, non, c’est simplement que les pièces du passionnant puzzle se sont toutes emboîtées les unes dans les autres, et que si l’on s’amusait comme un fou en le construisant… Le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances.

Rena

Reste tout de même à penser qu’on s’est sacrément amusés à le construire, ce puzzle, et Higurashi, rien que par son originalité, vaut largement le coup d’être vu… Ou lu, parce que comme toute adaptation de visual novel en anime, on perd des tonnes de détails de l’histoire en regardant cette adaptation. Le visual novel n’est pas malheureusement pas (encore ?) disponible en France.

Reste à espérer qu’après ce Higurashi no Naku Koro ni qui dévoile ses éléments peu à peu, de manière tout à fait exquise… Mais se révèle au final un tantinet décevant, 07th Expansion et Ryukishi07 aient pondu une histoire tout aussi passionnante qui sera cette fois doublée d’une conclusion extraordinaire pour Umineko no Naku Koro ni, leur « nouvelle » (premier épisode sorti en 2007) série de visual novels (déjà disponible en anglais), dont l’adaptation animée est en cours de diffusion.

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Oui, je me suis beaucoup amusé à mettre tous les « Na » en rouge. Merci à pbsaffran pour la découverte! :)

Discussion

10 commentaires pour “Higurashi no Naku Koro ni (Kai)”

  1. L’OST reste quand même relativement molle du genou dans l’ensemble, à part quelques thèmes qui resteront dans les souvenirs, il n’y a rien de vraiement marquant, dommage.

    Posté par MLA-Kun | 16 septembre 2009, 9:16
  2. Les deux saisons d’Hinamizawa font désormais partie de mes animes préférés, avec une mise en scène réussie et des personnages aux multiples facettes qu’il faudra découvrir.

    Dans l’ensemble, je suis d’accord avec le commentaire de Ffenril, même si la conclusion de l’anime m’a parue satisfaisante (un peu trop théâtrale peut-être, mais quand même).

    Posté par Nakei1024 | 16 septembre 2009, 10:29
  3. « Plus de révélations restantes, une histoire somme toute bateau, des « méchants » peu convaincants… Ce qu’on pourrait espérer comme le grand final explosif est finalement très loin d’être l’histoire la plus intéressante. »

    : Par méchant(s) peu convaincant(s) tu parle de la façon ridicule dont ils se font powner dans le dernier arc (et vas-y que je te fais l’équilibre sur des rondins) ou DU méchant ? Non parce que brocolis et choux-fleur quoi !
    Sinon, le dernier arc n’est peut-être pas l’histoire la plus intéressante de tout Higurashi « 1 » et Kai mais elle n’est pas mauvaise pour autant et est toujours plus intéressant que l’arc de Satoko (dans Kai) ou Nekogoroshi hen. Imo. De mémoire.

    Au passage Umineko est le 3ème épisode de la série des « When they Cry » (http://en.wikipedia.org/wiki/Umineko_no_Naku_Koro_ni) les 2 premiers étant Higurashi 1 et Kai, et le 4ème Umineko « chiru ». C’est pas « fascinating » ça ?

    Posté par X4713R | 16 septembre 2009, 15:30
  4. Dire que j’ai attendu comme un gros con la fin de kai pour savoir que Dear you/Thanks/Yours n’étaient que dans le VN/Doujinmusic. Ca aurais été sympa de les entendre dans l’anime.

    Enfin comme MLA-Kun, j’ai pas été tellement marqué par l’OST et c’est dommage.

    Posté par Orphi | 16 septembre 2009, 19:17
  5. fixed : « On n’est pas dans votre série lambdadelta, oh ça non ! »

    Posté par Smankh | 16 septembre 2009, 21:14
  6. @X4713R > Je parle des brocolis *et* des choux-fleurs

    @Smankh > Trop de maths ? ^^

    Posté par FFenril | 17 septembre 2009, 0:48
  7. Tfacon rien ne peut battre Onikakushi-hen

    Posté par nyo | 17 septembre 2009, 11:07
  8. Par méchant(s) peu convaincant(s) tu parle de la façon ridicule dont ils se font powner dans le dernier arc (et vas-y que je te fais l’équilibre sur des rondins) >> Merci l’anime d’avoir sauté une grosse partie du le côté piegeur de Satoko, histoire que ses capacités à maitriser sur le bout des doigts son terrain de jeu paraisse incongru dans l’anime.

    C’est comme broccolis et chou-fleur. Adaptation! (D’un autre côté, à l’époque du planning de la 1e série, je me demande si le Minagoroshi était déja sorti…)

    Posté par MLA-Kun | 17 septembre 2009, 11:07
  9. @FFenril : nan, je fais des blagues 07thExpansion-related. = ) Mais oui, trop de maths.

    Posté par Smankh | 18 septembre 2009, 19:04
  10. Un peu en retard mais tant pis !

    Bonne anniversaire FFenril :3

    (ouais rien a foutre de Higu, de toute façon on connais déjà :3 )

    Posté par Rin-Kun | 20 septembre 2009, 1:33

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