Mangas
AI ga Tomaranai! (AI non-stop!)
Ouais, désolé d’avance, je sais qu’il y a des trucs bien plus intéressants comme le génialissime Lagann-hen ou Macross dont je dois bavarder, mais ça va bien faire un mois que j’ai écrit ceci, fallait bien que ça soit publié un jour…

J’aime beaucoup Ken Akamatsu.
C’est à cause de Ken Akamatsu (grâce à Ken Akamatsu?) que je suis tombé dans la potion manga quand j’étais petit au lycée. Dévorant les Love Hina d’abord à la Fnac puis à la maison une fois que j’en ai eu assez de passer pour un cinglé qui riait aux éclats tout seul devant son bouquin, j’ai eu envie d’en savoir plus sur la suite de l’histoire, puis sur ce qu’avait pu faire d’autre l’auteur, puis sur quelles autres oeuvres pouvaient ressembler à la sienne, puis quelles autres oeuvres pouvaient être intéressantes, puis… Nous voici en 2010.
De l’eau a coulé sous les ponts, je ne peux plus vous clamer que Love Hina est un manga trop bon trop top génial sans aucun défauts, mais il gardera toujours une place spéciale pour moi, comme étant le manga qui m’a plongé dans l’otakisme.
Et je suis toujours, en l’appréciant beaucoup, le Negima! de monsieur Akamatsu, qui après ses deux tomes de Love Hina * 31 filles * Harry Potter (une image que le manga a malheureusement gardé, pas aidé par Kaze qui a sorti ses coffrets DVDs de la série de Xebec [pourrie] en utilisant la police de caractères de HP), est devenu un shonen ayant une histoire plus qu’agréable.
Mais revenons un peu dans le passé. Après avoir terminé la parution de Love Hina en France, Pika Edition, surfant sur le succès de la chose, commence la parution de deux nouveaux mangas du sieur Akamatsu : AI ga Tomaranai (sous le nom de AI Non-Stop), et Negima! dans le maintenant défunt Shonen Magazine. Evidemment, le petit FFenril, en manque après la fin de son manga préféré, achète les 8 tomes dès leur sortie.
Et les oublie tout aussi vite.
Début 2010, je me rends compte que… Un de mes confrères de Sama publie un article vantant les mérites de Ai Toma, qui se termine par ceci : « Pour conclure Ken Akamatsu nous livre ici, comme à son habitude, un très bon manga débordant de bonne humeur et de légèreté. »
Et le petit FFenril voit son traumatisme se réveiller.

UN TRES BON MANGA ?
AI Toma est une DAUBE. Une belle daube bien grasse les enfants, le genre qui vous fait dire « Ah ouais, il en est quand même passé par là » avant de détourner les yeux et de prétendre ne pas connaître cette partie du passé de votre auteur préféré. Que faut-il pour en arriver là ? Constater que AI Toma est une espèce de croisement bâtard et sans inspiration entre Ah! My Goddess et Video Girl Ai, le tout saupoudré d’un humour proprement navrant et d’un dessin fort moyen.
Ou, dit en raccourci, c’est de la MERDE.
Nan, sérieusement. Les débuts de Akamatsu, c’était pas beau à voir. Avec ses concepts complètement repompés et ses personnages à la limite du plagiat (Hitoshi = Keichi, Satie = Belldandy, Tweenie = Urd, Fortie = Skuld) et ses histoires répétitives. D’aucuns diront que c’est identique au début de Ah My Goddess… Ouais, mais Fujisawa n’a pas tout été recopier. Alors oui, AI Toma s’améliore un peu au fur et à mesure des tomes, mais le tout est au mieux médiocre. Déjà que pour pas mal, l’humour de Love Hina ne faisait pas mouche, alors imaginez le massacre…
Alors oui, AI Toma s’améliore un peu. Au fur et à mesure des 8 tomes, Akamatsu commence à montrer quelques signes qui font deviner qu’il pondra plus tard Love Hina. Le dessin devient (très très) progressivement plus agréable, une ou deux histoires font sourire, Akamatsu arrête de montrer son héros en train de dégobiller… Mais honnêtement, voudriez vous vous taper 8 tomes très médiocres pour découvrir ça ?
La seule chose qui vaille véritablement le coup dans AI Toma au final, ce sont les couvertures de la nouvelle édition (qui est celle sortie un peu partout dans le monde), qui permettent de refiler plus facilement ce bousin moche en l’enduisant d’une petite couche de vernis… Forcément, Akamatsu a dessiné ces nouvelles couvertures bien plus tard, en terminant Love Hina. Bien plus facile dès lors, de refiler ça aux quelques naifs qui sortent de l’oeuvre la plus célèbre de l’auteur…

Parce que celles d’avant, elles étaient vraiment trop hideuses.
Allez zieuter les quelques bons artworks sur internet. Et évitez AI Toma un manga qui se vautre sur tous les plans. Fiou, exorciser ses démons, ça fait du bien.
Ookami to Kôshinryô VS Spice & Wolf VS Loup et Epices : roman contre anime contre manga!
Ookami to Kôshinryô, en anglais Spice & Wolf, est une série de light novels à succès débutée en 2006 par Isuna Hasekura, qui a depuis donné naissance à deux séries animées (et une OVA introduisant la seconde série) et une série de mangas.

Tous narrent la même histoire : Le marchand ambulant Kraft Lawrence trouve un jour une jeune fille nue dormant dans son wagon… Et cette jeune fille se révèle être Holo, la déesse-louve protectrice de la moisson du village dont il sort. La donzelle, à la queue et aux oreilles de loup fort visibles, rêve de rentrer dans sa contrée natale, loin dans le nord. Commence alors le voyage de nos deux protagonistes…
Qu’est-ce que Spice & Wolf ? Un récit de fantasy dans un monde moyen-ageux qui n’a que très peu en commun avec ce que l’on voit d’habitude : Bien loin des récits héroïques de valeureux héros affrontant des périls toujours plus incroyables, les aventures d’Holo et Lawrence sont un habile mélange d’économie et de comédie sentimentale, (« moéconomie »).
Lawrence est un marchand, voyez-vous, pas un chevalier en armure ! Point de combats mais des négociations, point de destin épiques mais des ruses pour gagner plus d’argent, point de demoiselle en détresse mais une compagne de voyage fort taquine avec lui.

Et la recette marche, et marche même sacrément bien, notamment grâce à la relation qui se lie entre les deux protagonistes, bien plus raffraichissante que les amourettes prudes auxquelles nous habitue un peu trop l’animation japonaise. La grande histoire du voyage de Holo et Lawrence se découpe en petites histoires (correspondant aux tomes du romans) introduisant chacun de charismatiques nouveaux personnages et des histoires mettant en scène un nouveau principe économique… Tout en cultivant la relation entre Holo et Lawrence. Et on ne s’en lasse pas, bien au contraire.
Bref, suivre les voyages de Holo et Lawrence et leur relation de « couple » se révèle être un plaisir, et je ne peux que vous conseiller de partir avec eux sur la route de Yoitsu.
Mais… sous quel format ?
Le roman, tout d’abord, est disponible aux Etats-Unis aux éditions Yen Press dans une édition à la traduction de qualité qui tente comme possible de préserver la manière de parler un peu particulière de Holo. Tout serait parfait dans le meilleur des mondes si… Dans un choix d’édition assez peu compréhensible, Yen Press n’avait pas décidé de supprimer la jolie couverture japonaise illustrée par Jû Ayakura pour la remplacer par euh… Ca :

Une photo photoshopée à la va-vite dans l’espoir d’atteindre un public plus large qui pourrait être trompé et ne pas comprendre que ce qu’il tient en main vient d’un de ces vulgaires trucs de japonais pour les ados… Sauf que à l’instant où la personne qui voudra l’acheter ouvrira le bouquin, elle tombera nez à nez avec le reste des illustrations de Jû Ayakura, en couleur au début du bouquin et un peu partout en noir et blanc dans le livre… Un choix à moitié assumé qui a levé une petite polémique chez les fans, qui se sont rabattus sur les différents moyens d’obtenir la « vraie » couverture, via l’achat en d’un magazine ou par exemple le site RightStuf. En espérant que l’opération sera répétée pour les prochains romans… En attendant, si vous êtes tentés maintenant, il est probablement trop tard pour cette opération, et vous devez vous contenter de la couverture ricaine.
Quoi qu’il en soit, le roman est, forcément, de par sa nature, parmi les trois manières de découvrir Spice & Wolf, celle qui vous permettra d’avoir le plus d’informations sur le monde dans lequelle se déroule cette histoire, le plus de détails sur les manières de penser et de faire dans ce monde. C’est aussi celle où le rythme est le mieux posé et où l’on peut le plus tranquillement prendre le temps de comprendre par quel astuce comptable Lawrence va se sortir de sa prochaine négociation avec un profit, et est donc peut-être la plus compréhensible… Bien entendu, comme on pouvait s’en attendre de l’oeuvre originale.
Cependant, le roman d’Isuna Hasekura est peut-être aussi la version où l’on est le moins charmé par les personnages et l’ambiance de l’histoire, même si c’est par les illustrations de Jû Ayakura que l’on a découvert pour la première fois la charmante Holo…

Sinon, vous avez la possibilité de tenter le manga, Illustré par Keito Koume, déjà à l’origine des adaptations de Uta-Kata ou du (soupir, quel gachis) Kujibiki Unbalance de 2006.
Il adapte avec fidélité l’histoire de Isuna Hasekura… Avec la particularité de donner à Holo un look très « loli ». Certes, elle est décrite dans le roman comme semblant très jeune, mais des 3 versions, la Holo « manga » l’est clairement le plus… Ce qui ne l’empêche pas d’être toujours absolument charmante et très bien rendue par le mangaka. Le manga ne se presse pas et prend le partir de dévoiler très doucement son histoire, adaptant le premier roman en un peu plus d’une quinzaine de chapitres : Un rythme paisible plus qu’appréciable et tout à fait dans l’esprit de la série, plus qu’appréciable quand on pense aux dizaines d’adaptations baclées qui se retrouvent chaque années dans les rayons.
Le trait de Keito Koume sert aussi particulièrement bien l’ambiance de l’oeuvre, son crayonné rendant particulièrement bien l’impression de traverser des villes, maisons, auberges vieillissantes dans un monde ancien… En revanche, Koume a aussi la particularité de rendre les traits du visage, particulièrement des hommes, très anguleux, et les expressions des personnages sont parfois chez lui très, voire trop prononcés ou étranges. Cependant, dans tous les cas, grâce à ses qualités précédemment énoncées, le manga de Spice & Wolf mérite au moins autant le coup d’oeil que le roman, et le premier tome sera disponible aux USA dès avril 2010.

L’anime enfin… Est probablement la manière de voir Spice & Wolf. Ses génériques lancinants, ses endings mignons tout pleins donnent déjà le ton, mais une fois face aux épisodes… Spice & Wolf prend véritablement une autre dimension grâce au duo de doubleurs derrière les protagonistes Holo et Lawrence, à savoir Ami Koshimizu et Jun Fukuyama (Kallen et Lelouch dans Code Geass), dont l’association fait des merveilles. Koshimizu en Holo est particulièrement géniale, tant elle fait briller le personnage : Taquine, moqueuse, bougonne, poivrote, flirteuse, Holo, dans sa version la plus « agée » (comprendre : 20 ans), canalyse simplement absolument tout l’intérêt du spectateur, et suivre le couple Lawrence/Holo est simplement un régal dans cette version.
Cette version est d’ailleurs celle qui diverge un peu plus des romans, sur le plan de l’histoire, prenant quelques libertés par rapport au romans originaux : De nouveaux personnages (Chloé) ou nouvelles histoires (l’OVA 0) sont introduites… Rien de bien incroyable, mais cela reste bon à noter.
L’animation, produite par IMAGIN pour la première série, a été reprise par Brain’s Base pour Spice & Wolf II… Et Brain’s Base s’est attelé à travailler sur ce qui passionnait le plus les fans : Holo, son animation, ses expressions, quitte à sacrifier un peu de la qualité des dessins de la série sur les plans à moyenne distance… Et ça marche à merveille : La Holo de Spice & Wolf II est encore plus charmeuse, cabotine, fascinante que celle de la première série. On en redemande !
En bref, les séries animées de Spice & Wolf vous sont hautement recommandées, et sont clairement parmi les meilleures adaptations de light novels que l’on a pu avoir ces dernières années. Il reste un élément fort étrange à élucider pour : Là où la première série animée adaptait les romans 1 et 2, la seconde série adapte les romans… 3 et 5, sautant complètement les événements du 4e roman. Et c’est problématique, dans la mesure où le voyage de Lawrence et Holo est à sens unique et où adapter le roman 4 après le 5 créerait de grosses incohérences dans une probable 3e série… Un Spice & Wolf Gaiden ou OVA en vue, ou un oubli délibéré à combler avec le manga et/ou les romans ? Dans le second cas, ce serait fort dommage.
Toujours est-il que la première série Spice & Wolf est déjà disponible aux USA et que sa découverte vous est fortement recommandée ! Et oui, les USA, les USA, je sais, mais aucune sortie de Spice & Wolf n’est prévue en France actuellement… Allez pétitionner chez vos éditeurs préférés ? (S’il pouvaient éviter des affaires comme ça, ça serait mieux)
En espérant vous avoir donné envie de partir en voyage pour Yoitsu en compagnie de Holo et Lawrence…

(Merci à Tetho, qui parle très bien de tout cela durant nos discussions et/ou skouetchs, et qui a commandé plein de tomes 1 chez RightStuf :))
Mobile Suit Gundam-san
Promis, il n’y aura pas « Gundam » dans le titre du prochain article. Sinon, ce site sera renommé gunota.fr.
Tant qu’à parler du travail sur Gundam de Hideki Owada, après le génial Gundam Sousei, parlons de son autre manga parodique sur la saga au robot bleu-blanc-rouge : Kidô Senshi Gundam-san, Mobile Suit Gundam-san.
Gundam Sousei – À saga légendaire, créateur légendaire…
(Ouiiii il n’y a rien eu d’écrit ici pendant un mois, tout le monde a le droit à des vacances non ? D’accord, d’accord, j’ai oublié de l’annoncer à part sur le twitter, je ferai mieux la prochaine fois ! En l’occurrence, se dire en juillet dernier « je fais le prochain article quand le quartier libre de l’Éditotaku sera terminé n’était pas la meilleure façon de se motiver. Hop, on a mis la faute sur les autres, ça c’est fait, la suite maintenant)
Il était une fois… Un homme.
Un homme fort, courageux, et dont les idées étaient aussi brillantes que son crâne chauve reflétant la lumière du Soleil. Cet homme, mesdames et messieurs, voyait grand. Il avait un projet démentiel : Réaliser un anime de robots incroyable. Une série qui aurait dix ans d’avance sur son époque, raconterait l’histoire d’une guerre dans un monde futuriste, en mettant l’accent sur les personnages et le réalisme. Le robot de cette série de science-fiction ne serait pas un super robot mais une arme militaire, et la guerre et ses horreurs seraient mis en avant plus que les pouvoirs insensés des invincibles héros. Bref, créer une véritable histoire passionnante, et pas simplement un spot de pub géant pour des jouets…
Nous étions en 1979.
L’homme qui portait ce projet s’appelait Yoshiyuki Tomino.
Son projet s’appelait… Freedom Fighter Gunboy… ou plus tard, Kidô Senshi Gundam. Mobile Suit Gundam.
Et aujourd’hui cette légende nous est racontée… Dans Gundam Sousei.
Skouetch! Nom de code : Vivio Mohiro
C’est avec une joie indescriptible (mais si, mais si) que je vous annonce, chers lecteurs, la disponibilité du troisième podcast Skouetch (nom de code : « Vivio Mohiro« ) qui consiste en une rétrospective des mangas qui ont marqué le comité Skouetch en 2008, de leurs coups de coeurs et enfin de l’évocation de 3 grands événements qui prendront place de nouveau cette année : l’Epitanime, la Japan Expo et la Chibi Japan Expo.
Et comme d’hab, les commentaires sont fermés ici, merci de nous donner vos retours sur le site http://www.skouetch.net !
Tobe! Skouetch Gundam!
Il y a 30 ans était diffusé le premier épisode d’une série nommée Mobile Suit Gundam. Yoshiyuki Tomino, le réalisateur de cette série, y introduisait des éléments nouveaux, dans le développement de l’histoire, des personnages, et lança le « genre » des real robots. Cependant, suite au manque de popularité de la série lors de sa diffusion, elle fut annulée au bout de 43 épisodes… Mais gagna de plus en plus de popularité lors de ses rediffusions.
La suite? Une saga qui dure depuis 3 décennies, des œuvres parfois d’excellente qualité, parfois juste bonnes et parfois carrément oubliables…
Et aujourd’hui, 30 ans jour pour jour après le début de cette grande saga, deux skouetcheurs, Tetho de Mata-Web et moi-même avons l’honneur, en compagnie de deux prestigieux invités à savoir Jun-ichi (ou MSZ006-C1), traducteur des différents Gundam pour Beez, et Saga, webmaster notamment du site Cosmic-Era, de vous présenter ce podcast Skouetch spécial 30 ans de Gundam, incroyablement dopé à l’amour de la saga, aux débats de passionnés, aux musiques 8 bits et aux thématiques allant par delà le temps…
Néophyte n’ayant jamais entendu parler de Gundam ou vétéran amateur du robot bleu blanc rouge, ne manquez pas le podcast Skouetch fêtant les 30 ans de Gundam, disponible en ce jour anniversaire de la saga mythique!
Comme pour le premier Skouetch, les commentaires sont désactivés, allez nous donner vos impressions sur le site Skouetch! http://www.skouetch.net
Haja Taisei Dangaioh & Great Dangaioh
À la fin des années 80, on aimait les gros robots. Des robots qui étaient gros, cools, puissants, bourrins, et invincibles, et dont les pilotes charismatiques cachaient de lourds secrets. En appliquant bien cette formule, on peut sans trop de problèmes réaliser un anime divertissant, et c’est ainsi que sont nées des OAVs comme celles de Meioh Project Zeorymer (adapté d’un manga) qui en 4 épisodes narrait le combat d’un jeune homme aux capacités étranges et d’un mystérieuse jeune fille dans un gros robot bourrin alors qu’ils se battaient face à des gros méchants pas gentils. Pas de quoi casser trois pattes à un canard pour l’originalité de la chose, juste suffisamment fun et bien réalisé pour ne pas s’ennuyer durant les 4 OAVs.

Haja Taisei Dangaioh, c’est exactement la même chose. Ces 3 OAVs narrent l’histoire de 4 adolescents (dont 3 jeunes demoiselles fort peu vêtues) amnésiques aux pouvoirs psychiques fantastiques qui se réveillent au milieu de nulle part et vont se battre pour sauver leur peau d’abord, se battre contre des gros méchants de l’espace à qui on a voulu les vendre ensuite, et ce au commandes de 4 vaisseaux qui se combineront pour former le gros mech dont vous pourrez hurler le nom avec eux : DAN-GAI-OOOOOOOOOOH! (Nan, pas Bangaioh)
Et on passe du bon temps sans se poser des questions. Le déroulement est ultra classique (mini-histoire sur un personnage qui regagne des souvenirs ce qui mène à un combat) mais le tout n’en est pas moins dynamique et agréable, et on se dirige tranquillement vers ce qui, on l’espère, sera une apothéose finale qui pète de partout jusqu’à la victoire des héros et la paix dans la galaxie.
Et là, c’est le drame.
Le drame, oui, car la fin de Dangaioh est tout sauf une conclusion, donnant l’impression extrêmement frustrante qu’une quatrième OAV aurait dû voir le jour… Mais après 1989, aucune autre OAV ne fut produite et ce manque ne fut jamais comblé… Et le temps a passé, et nous sommes arrivés en 2001.
Et en 2001, après 12 ans d’attente (en supposant qu’il y en avait qui attendaient encore), AIC décida de remettre le couvert et de rempiler pour une nouvelle série, Great Dangaioh! Cette frustration laissée après la fin des OAVs allait donc enfin disparaître! Dangaioh allait revenir haut en couleur, pour des combats encore plus épiques partout dans la galaxie…

Ouais. Sauf que la réalité c’est que Great Dangaioh n’a rien à voir avec Dangaioh. Pourtant, le réalisateur de Dangaioh, Toshihiro Hirano, avait rempilé pour cette nouvelle série… Sauf que rien n’est resté. Exit la guerre spatiale avec l’empire maléfique The Bunker, place à la défense d’une base terrestre à la Mazinger Z contre les attaques de méchants. Exit les 4 personnages de Dangaioh, place à un nouveau cast de 3 nouveaux héros bien moins charismatiques (et en plug suit, Eva étant passé par là). Exit même le Dangaioh original qui était composé de 4 vaisseaux et formait un massif robot blanc-gris, place à un nouveau robot composé de 3 erzatz de Mazinger, et ressemblant lui-même à pas grand chose. Voilà, il ne reste plus rien. Bon allez si, la série a une vague relation avec les OAVs originales (suffisante pour justifier le nom du robot et la réutilisation de la licence quoi…) mais elle est tellement vague, inutile… Et même encore, une nouvelle fois frustrante qu’elle ne satisfait en aucun cas celui qui voudrait voir cette série parce qu’il a apprécié les OAVs. Et pour les autres, c’est encore pire…
Car Great Dangaioh est simplement ça : Plus que médiocre, partout. De son opening reprenant presque uniquement des séquences du premier épisode par paquet de dix à son character design sans vie en passant par son mech design moche, ses personnages inintéressants et son histoire l’étant encore plus, il n’y a rien à garder cette série… Qui, à l’instar des OAVs originales, n’est en plus pas foutue de se terminer. Pire, l’épisode final est une espèce de repompe totale du vieux film Mazinger Z VS Ankoku Daishogun, film qui symbolisait… La transition de Mazinger Z à Great Mazinger. Oui, au vu de la fin de Great Dangaioh et du fait que nombre de pistes ont été lancées jusqu’à la fin du dernier épisode sans jamais déboucher sur rien, il est évident qu’une suite à cette chose était originellement prévue… 8 ans après, rien n’a été fait, et au vu de la qualité de la chose, on ne s’en plaindra pas.
Si Dangaioh, l’original, méritait d’être vu par tout fan de méchas (qui pourrait en plus vouloir se préparer pour sa nouvelle apparition dans Super Robot Taisen K) ou même par un quelconque otaku qui voudrait se reposer le cerveau pendant 2h, personne ne mérite de s’infliger cette plaie qu’est Great Dangaioh. Tentez le premier si vous le voulez, fuyez le deuxième autant que vous le pouvez!
Toki wo Kakeru Shôjo / La Traversée du Temps (manga)
Au cas où vous ne seriez pas au courant, La Traversée du Temps (Toki wo Kakeru Shôjo, abrégé en Tokikake pour la suite de cet article) est le meilleur film d’animation sorti en 2007 en France (Review ici ou là), loin devant le décevant Gedô Senki (Les contes de Terremer) qui a pourtant eu une couverture médiatique ainsi qu’une exposition dans les salles françaises bien supérieures, Ghibli (et Miyazaki dans le nom de famille) oblige… Alors que Tokikake n’a même pas été passé dans une seule salle dans les environs de Lille… (T_T) Mais je dérive.
Parallel & Pastel
(Pour faire les choses dans le bon ordre : Commençons par un « Bonne année 2008! » Commençons donc l’année par quelque chose qui n’est absolument pas d’actualité ou quoi que ce soit…)
Prenez I »s. Mélangez avec Pantsu Ichigo 100%. Secouez bien fort. Ajoutez une pincée de Love Hina, un bon morceau de recettes éculées qui marchent toujours… Et vous obtenez Parallel et Pastel.
Lagoon Engine. Ragun. En. Jin.
Ou le jeu de mot le plus pourri depuis très très longtemps, pondu par Yukiru Sugisaki, l’auteur démissionaire de D.N.Angel (mais bordel bordel bordel finis D.N.Angel quoi! T_T) :
Les frères En et Jin sont les descendants d’une famille d’exorcistes d’un genre particulier : ils ont pour mission de repousser des « maga », entités spiritiques négatives. Pour y parvenir, un seul moyen : trouver le véritable nom de leurs ennemis avant ces derniers. De la même façon, nul ne connaît les vrais noms d’En et de Jin, pas même leurs parents. Une fois ces derniers dévoilés, ils deviendraient alors complètement vulnérables face aux maga.
Ouais. Donc les personnages principaux se nomment En (ou Yen) et Jin Ragun. Au cas où vous n’auriez toujours pas compris donc, le nom du manga est « Lagoon Engine« . Les héros s’appellent Ragun. EnJin. Et voilà comment vous trouvez un titre de manga… Sur ce principe, nous devrions donc parler non plus de Full Metal Alchemist mais de Elurique Edale. Bref.
Honey and Clover
Yuuta Takemoto est un jeune étudiant en école d’art, qui vit dans une résidence étudiante (et dans la dèche) avec ses amis Takumi Mayama et Shinobu Morita. Honey and Clover suit leur vie étudiante et amoureuse ainsi que celle d’Ayumi Yamada, étudiante de la même école, alors qu’apparaît dans leur vie la petite Hagumi Takemoto.
Ca a l’air plutôt… Bête et classique comme histoire non? Des étudiants, une comédie romantique… Ca l’est. Mais c’est exécuté à la perfection.
Bokurano (manga)
15 enfants partis ensemble dans un camp d’été tombent, en visitant une grotte de l’île sur laquelle ils se trouvent, sur un plusieurs ordinateurs… Et un homme, Kokopelli, qui leur propose de faire un jeu, dans lequel le but est de sauver la Terre de la destruction. Les enfants s’enregistrent tous pour y jouer à l’exception de la plus petite, Kana Ushiro… Et ils se réveillent tous un peu plus tard sur la plage en se demandant s’ils n’ont pas tous rêvé la même chose. Cependant, Coemushi (« Dung Beetle » : Scarabée bousier @wikipedia…), un petit « appareil » apparait devant eux, et ils se retrouvent dans un énorme robot que dirige Kokopelli, qui leur fait une démonstration de leur objectif : Battre les autres robots qui apparaitront. Cependant l’affrontement ne passe pas inaperçu et cause des dégats sur la surface. A la fin du combat, Kokopelli disparaît, et les enfants n’ont plus d’autre choix que de diriger ce robot pour sauver la Terre…
Le résumé est trompeur. TRES trompeur. Bokurano n’est PAS un manga/anime de méchas dans lequel on s’extasiera devant les belles mécaniques, le cool ou le design de ceux-ci, et où les pilotes et rivaux apparaîtront les uns après les autres. Bokurano est l’histoire de 15 enfants amenés à payer le prix et à devoir se battre pour la survie de leur monde.
Lisez la suite UNIQUEMENT si vous avez fini le chapitre 7 du manga (début du volume 2) ou vu l’épisode 4 de l’anime (à moins que ça ne vous embête pas de vous faire spoiler de 4 épisodes…) mais sachez que c’est mon coup de coeur du printemps et que je conseille vivement le manga ~
Death Note (Manga)
Les Shinigamis (dieux de la mort) possèdent un « Death Note« , carnet dans lequel toute personne dont on écrit le nom meurt 40 secondes plus tard. Le Shinigami Ryûk, poussé par l’ennui, fait tomber son Death Note dans le monde des humains, où il est trouvé par un lycéen modèle, Light Yagami. Des instructions sur l’utilisation du Death Note étant inscrites sur celui-ci, Light obtient donc le pouvoir de tuer discrètement n’importe qui. Lorsque Ryûk vient chercher son Death Note, il se rend compte que Light a déjà commencé à l’utiliser… Avec un objectif : Devenir… Le nouveau dieu de ce monde.
Death Note. Ce manga commence à sortir en France aux éditions Kana. Profitons en pour en faire la review ~ (et aussi un peu parce que je l’ai promis depuis quelques mois à Janus)
Note : Les noms utilisés sont ceux pris par Kana, et en fait je m’en fiche un peu d’écrire Light ou Raito pour ce coup ~
Duds Hunt & Reset – Tetsuya Tsutsui
Duds Hunt et Reset sont deux mangas « One Shot » de Tetsuya Tsutsui.
Duds Hunt est le plus vieux des deux : Sorti en 2002 au Japon et en 2005 en France, l’histoire : Ex-délinquant, Nakanishi, sorti de maison de redressement et reconverti en vendeur d’assurances… Un travail dans lequel il n’excelle franchement pas, sans compter que son patron le provoque sans cesse. Sur le net, il est « Matrak », et une de ses connaissances, « Eksam », lui propose de participer à un jeu, « Duds Hunt », pour se libérer de son stress…
Reset, lui est sorti en 2005 au Japon et cette année en France. Reprise de la 4ème de couverture : « Votre vie est un échec, appuyez sur reset. » Comme une condamnation à mort, cette injonction mystérieuse pousse au suicide les joueurs du jeu en ligne Dystopia. Shunsuke Kitajima, un jeune hacker de génie au service du gouvernement, va tenter d’élucider cette série de crimes étranges en menant une enquête périlleuse du virtuel…

Nekomajin
Dans la série « FFenril n’a jamais d’argent pour s’acheter les trucs important mais achète n’importe quoi à la place », voici Nekomajin!
Nekomajin est un manga one-shot regroupant des histoires de Akira Toriyama (Vous savez, l’auteur de Dragon Ball, le meilleur manga au monde! … Ou le plus connu plutôt, il y a une légère différence entre les 2…) parues entre 1999 et 2005. Le manga a été tiré a pas mal d’exemplaires par Glénat qui a du flairer le bon coup… (Allez au Carrefour du coin rayon manga, suis sûr qu’il y en a au moins encore une dizaine en rayon!)
Pleins de bon sens marketing, les commerciaux de chez Glenat ont décidé de le vendre avec sur la couverture un supeeeeeeeerbe autocollant « PARODIE DE DRAGONBALL PAR AKIRA TORIYAMA » pour attirer les foules, ce qui a sûrement marché mais a aussi dû causer des crises de nerfs à tous ceux qui l’ont acheté au travers la France (Mission : Enlever l’autocollant sans arracher un bout de la couv’!)
Le manga en lui-même conte l’histoire du chat Nekomajin (ou de plusieurs chats, ai pas capté s’il changé ou pas entre les différents chapitres xD) dans 3 histoires : Nekomajin est parmi nous (2 chapitres), Nekomajin et le chat Mike (1 chapitre, ça m’étonnerait pas qu’il y ait une erreur de traduction, il y a aucun autre chat…) et Nekomajin Z (5 chapitres), la partie étant vraiment une parodie de Dragon Ball.
Nekomajin est stupide mais très fort (comme un certain Sangoku ~), et au travers de ces histoires l’auteur fait bien son travail de parodie (le meilleur étant probablement le Nekohameha xD), amenant même des personnages de Dragon Ball rencontrer Nekomajin, pour des rencontres… épiques.
Aucun moment où vous exploserez de rire, mais une bonne petite parodie, à faire lire à votre ami qui ne connait les mangas que par Dragon Ball (donc comme 77% des français entre 7 et 77 ans) avant de lui passer un truc plus intéressant. Ne vaut pas les 10 euros 50 qu’il coûte mais si vous tombez dessus à la Fnac et que vous avez 10 minutes pour le lire… Laissez vous tenter, ça en vaut la peine ;)
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Même Goku fait son apparition dans Nekomajin Z!
Aucun rapport mais je me demandais, c’est quoi le nom exact de Goku/Gohan/Goten etc… dans Dragon Ball? Sangoku? Goku? Son Goku? J’ai toujours voulu élucider ce mystère xD
(Et il faut noter que ce qui m’a pris le plus de temps dans cet article n’a pas été de taper, mais de me motiver pour scanner la couverture et l’image de Goku…)







