Divers
Compte-rendu de la carte blanche à Sunao Katabuchi
Un article à lire après celui d’Animint qui relate la première partie de cette carte blanche. On innove ici, on fait de la collaboration inter-blogs ! (Bon Pazu n’est pas prévenu mais détail détail)
Au forum des images à Paris ce 9 février 2010, on pouvait retrouver une carte blanche de Sunao Katabuchi, qui a ainsi présenté pendant 2 séances, tout d’abord ses inspirations et influences (cf article d’Animint), puis ensuite ses propres travaux dans une deuxième séance qui s’est étendue de 21h15 à près de 23h45. J’y étais, en compangie d’un monsieur très postmoderne.
Sunao Katabuchi a livré un récit de sa vie professionnelle était à la fois intéressant historiquement parlant, étant lié aux créations du Studio Ghibli et du Studio 4°C, mais aussi pour son histoire personnelle, en découvrant le parcours de cet homme, qui avait dû, pour en arriver à pouvoir réaliser « ses » oeuvres, travailler dur et patiemment pendant bien des années.
Les projections ont commencé avec un épisode de la série Sherlock Holmes (réalisée par Hayao Miyazaki), Le Rubis Bleu, que Katabuchi a réalisé alors qu’il n’était qu’étudiant. Miyazaki, en effet, avait quelques années avant fait appel à un scénariste professionnel pour le film Lupin III Le Chateau de Cagliostro, mais obtenu un résultat peu satisfaisant et avait dû le reprendre entièrement. Pour cette raison, il a par la suite décidé de donner leur chance à de jeunes gens, comme des étudiants… Et c’est de cette manière que Katabuchi est entré dans les productions animées.
L’invité d’honneur de la soirée a ensuite précisé que le travail sur Sherlock Holmes avait été interrompu, Miyazaki et son équipe étant appelés à travailler sur l’adaptation animée de Little Nemo, gros projet de en collaboration avec les Etats-Unis. Ce projet verra l’abandon successif de Miyazaki, puis d’Isao Takahata, puis encore de Yoshifumi Kondô… Qui pu tout de même produire un (superbe) pilote de 3 minutes 30 qui fut donc diffusé (le projet vit encore la création d’autres pilotes, comme celui d’Osamu Dezaki).
Sur ce projet, Katabuchi a travaillé directement avec Takahata (qui avait, dit-il, déjà quasiment prêt le storyboard qui a servi au pilote de Kondô) sur le travail de prise de vue, insistant sur la technique particulière utilisée, avec notamment l’utilisation de pellicules de 70mm. C’est avec ce travail qu’il a pu passer de scénariste à concepteur d’images, a-t-il déclaré.
Katabuchi a ensuite retracé la naissance du studio Ghibli en la liant avec par exemple l’échec du projet Little Nemo, et le rassemblement autour d’Hayao Miyazaki. Il a décrit Ghibli comme une petite structure qui, avant Kiki la petite sorcière, était composé de personnes qui se rassemblaient pour un film puis se dispersaient, et que le studio n’avait vraiment grossi qu’après cet … Et ainsi, la projection suivante était celle de Kiki. Un film particulier pour Sunao Katabuchi, étant donné qu’il devait au départ en assurer la réalisation mais qu’il a finalement cédé sa place à Miyazaki. Il est néanmoins resté assistant et proche collaborateur et a pu mettre en avant sur les extraits visionnés son travail sur les prises de vues.
Katabuchi a alors narré la naissance du Studio 4°C : Après Kiki, l’équipe allait de nouveau se séparer, certains ont proposé de continuer à travailler ensemble… Et ainsi est né le petit Studio 4°C, dans des appartements où on travaillait jusque dans la cuisine. A cette époque, déjà, était lancée pour Katabuchi le projet de « son » long métrage, Arite-hime (Princesse Arête). Cependant, il fallait de l’argent pour que le Studio 4°C puisse avoir les reins assez solide pour produire de tels longs métrages, et Katabuchi a ainsi expliqué comment son projet a connu une période trouble alors qu’il a été appelé à travailler avec Katsuhiro Otomo (Akira) sur Memories (pour le travail de caméras de la partie Canon Fodder).
Racontant ce projet, Katabuchi a rit en racontant que par une ironie du sort, le Studio 4°C avait alors déménagé dans de nouveaux locaux… Ceux qu’il avait auparavant connu avec Ghibli avant qu’ils ne déménagent.
Katabuchi a ensuite été appelé à réaliser sa première série, Lassie chien fidèle, pour lequel il a donc également dû mettre de côté le projet Arite-hime. L’auteur a commenté que les personnes travaillant sur les projets Memories ou Lassie étaient au final « un peu les mêmes personnes », et que les fortes différences de rendu de l’image étaient dûes au temps et au budget alloué.
Enfin, Sunao Katabuchi a pu réaliser le film Arite-hime, terminé en 2000 et sorti en 2001, première production du Studio 4°C à bénéficier d’un traitement numérique. Depuis Little Nemo, pendant 15 ans, a raconté Katabuchi, il s’était heurté à de nombreux problèmes, de nombreux murs, et il était donc heureux de pouvoir enfin produire son propre film.
Des mots de Katabuchi, il a pour ce film remis en doute sa tendance à mettre en scène des personnages naturellement joyeux et enjoués, les jugeant peut-être un peu trop artificiels, pour faire un film dont l’enjeu est la recherche de soi… Enjeu qu’il a placé en parallèlle avec ses difficultés, et au fait qu’au final il n’ait pas pas renoncé à lui-même face aux difficultés.
Katabuchi a ensuite présenté son travail sur les cinématiques du jeu Ace Combat 4, disant qu’il s’était attaché à donner une dimension profondément humaine aux ennemis que le joueur doit abattre, le prenant ainsi à contrepied. Niveau contrepied, Katabuchi a ensuite été servi… Car en 2006, il est chargé de Black Lagoon, l’adaptation du manga hyper-bourrin/violent de Rei Hiroe, bien différent des travaux de Katabuchi… Pour autant, réalisateur sur les deux séries, il a dit s’être efforcé de ne pas avoir une posture de rejet face à la violence de ce manga et avoir voulu tenter de donner tout de même un côté plus humain au pires des tueurs, sans pour autant dénaturer l’oeuvre originale.
Une fois Black Lagoon terminé, Sunao Katabuchi a enfin pu revenir à ses premiers amours, les personnages mignons et enjoués… Qu’il met en avant dans son nouveau long métrage, Mai Mai Shinko (Mai Mai Miracle), en avant-première cette semaine, et dont il a parlé avec entrain sur la fin de la séance avant de se rappeler que le public présent n’avait pas encore vu le film.
Dans les anecdotes narrées, il a noté que le film, recommandé par le ministère de l’éducation nationale japonais en temps que film jeune public et familial, avait au final beaucoup touché les spectateurs adultes, qui pleuraient devant son film. Au final, peu avant son départ du Japon, ont eu lieu des événements rassemblant des personnes ayant aimé le film et voulant réfléchir à comment en faire une meilleure promotion et comment mieux le diffuser…
Pour un réalisateur qui a vu pendant des années ses projets mis entre parenthèses, voir son film aimé de cette manière est sûrement pour lui une belle revanche sur la vie.
Et ainsi s’est terminée, bien tard, la carte blanche de Sunao Katabuchi qui, inébranlable avec le décalage horaire dans les pattes et après avoir bavardé pendant 4h, a bien voulu signer quelques autographes au public de la salle.
Une fort belle carte blanche donc que celle de Sunao Katabuchi, précédent les projections de son film cette semaine et ce week-end, film qui sortira en DVD en août chez Kaze. A tenter !
Ookami to Kôshinryô VS Spice & Wolf VS Loup et Epices : roman contre anime contre manga!
Ookami to Kôshinryô, en anglais Spice & Wolf, est une série de light novels à succès débutée en 2006 par Isuna Hasekura, qui a depuis donné naissance à deux séries animées (et une OVA introduisant la seconde série) et une série de mangas.

Tous narrent la même histoire : Le marchand ambulant Kraft Lawrence trouve un jour une jeune fille nue dormant dans son wagon… Et cette jeune fille se révèle être Holo, la déesse-louve protectrice de la moisson du village dont il sort. La donzelle, à la queue et aux oreilles de loup fort visibles, rêve de rentrer dans sa contrée natale, loin dans le nord. Commence alors le voyage de nos deux protagonistes…
Qu’est-ce que Spice & Wolf ? Un récit de fantasy dans un monde moyen-ageux qui n’a que très peu en commun avec ce que l’on voit d’habitude : Bien loin des récits héroïques de valeureux héros affrontant des périls toujours plus incroyables, les aventures d’Holo et Lawrence sont un habile mélange d’économie et de comédie sentimentale, (« moéconomie »).
Lawrence est un marchand, voyez-vous, pas un chevalier en armure ! Point de combats mais des négociations, point de destin épiques mais des ruses pour gagner plus d’argent, point de demoiselle en détresse mais une compagne de voyage fort taquine avec lui.

Et la recette marche, et marche même sacrément bien, notamment grâce à la relation qui se lie entre les deux protagonistes, bien plus raffraichissante que les amourettes prudes auxquelles nous habitue un peu trop l’animation japonaise. La grande histoire du voyage de Holo et Lawrence se découpe en petites histoires (correspondant aux tomes du romans) introduisant chacun de charismatiques nouveaux personnages et des histoires mettant en scène un nouveau principe économique… Tout en cultivant la relation entre Holo et Lawrence. Et on ne s’en lasse pas, bien au contraire.
Bref, suivre les voyages de Holo et Lawrence et leur relation de « couple » se révèle être un plaisir, et je ne peux que vous conseiller de partir avec eux sur la route de Yoitsu.
Mais… sous quel format ?
Le roman, tout d’abord, est disponible aux Etats-Unis aux éditions Yen Press dans une édition à la traduction de qualité qui tente comme possible de préserver la manière de parler un peu particulière de Holo. Tout serait parfait dans le meilleur des mondes si… Dans un choix d’édition assez peu compréhensible, Yen Press n’avait pas décidé de supprimer la jolie couverture japonaise illustrée par Jû Ayakura pour la remplacer par euh… Ca :

Une photo photoshopée à la va-vite dans l’espoir d’atteindre un public plus large qui pourrait être trompé et ne pas comprendre que ce qu’il tient en main vient d’un de ces vulgaires trucs de japonais pour les ados… Sauf que à l’instant où la personne qui voudra l’acheter ouvrira le bouquin, elle tombera nez à nez avec le reste des illustrations de Jû Ayakura, en couleur au début du bouquin et un peu partout en noir et blanc dans le livre… Un choix à moitié assumé qui a levé une petite polémique chez les fans, qui se sont rabattus sur les différents moyens d’obtenir la « vraie » couverture, via l’achat en d’un magazine ou par exemple le site RightStuf. En espérant que l’opération sera répétée pour les prochains romans… En attendant, si vous êtes tentés maintenant, il est probablement trop tard pour cette opération, et vous devez vous contenter de la couverture ricaine.
Quoi qu’il en soit, le roman est, forcément, de par sa nature, parmi les trois manières de découvrir Spice & Wolf, celle qui vous permettra d’avoir le plus d’informations sur le monde dans lequelle se déroule cette histoire, le plus de détails sur les manières de penser et de faire dans ce monde. C’est aussi celle où le rythme est le mieux posé et où l’on peut le plus tranquillement prendre le temps de comprendre par quel astuce comptable Lawrence va se sortir de sa prochaine négociation avec un profit, et est donc peut-être la plus compréhensible… Bien entendu, comme on pouvait s’en attendre de l’oeuvre originale.
Cependant, le roman d’Isuna Hasekura est peut-être aussi la version où l’on est le moins charmé par les personnages et l’ambiance de l’histoire, même si c’est par les illustrations de Jû Ayakura que l’on a découvert pour la première fois la charmante Holo…

Sinon, vous avez la possibilité de tenter le manga, Illustré par Keito Koume, déjà à l’origine des adaptations de Uta-Kata ou du (soupir, quel gachis) Kujibiki Unbalance de 2006.
Il adapte avec fidélité l’histoire de Isuna Hasekura… Avec la particularité de donner à Holo un look très « loli ». Certes, elle est décrite dans le roman comme semblant très jeune, mais des 3 versions, la Holo « manga » l’est clairement le plus… Ce qui ne l’empêche pas d’être toujours absolument charmante et très bien rendue par le mangaka. Le manga ne se presse pas et prend le partir de dévoiler très doucement son histoire, adaptant le premier roman en un peu plus d’une quinzaine de chapitres : Un rythme paisible plus qu’appréciable et tout à fait dans l’esprit de la série, plus qu’appréciable quand on pense aux dizaines d’adaptations baclées qui se retrouvent chaque années dans les rayons.
Le trait de Keito Koume sert aussi particulièrement bien l’ambiance de l’oeuvre, son crayonné rendant particulièrement bien l’impression de traverser des villes, maisons, auberges vieillissantes dans un monde ancien… En revanche, Koume a aussi la particularité de rendre les traits du visage, particulièrement des hommes, très anguleux, et les expressions des personnages sont parfois chez lui très, voire trop prononcés ou étranges. Cependant, dans tous les cas, grâce à ses qualités précédemment énoncées, le manga de Spice & Wolf mérite au moins autant le coup d’oeil que le roman, et le premier tome sera disponible aux USA dès avril 2010.

L’anime enfin… Est probablement la manière de voir Spice & Wolf. Ses génériques lancinants, ses endings mignons tout pleins donnent déjà le ton, mais une fois face aux épisodes… Spice & Wolf prend véritablement une autre dimension grâce au duo de doubleurs derrière les protagonistes Holo et Lawrence, à savoir Ami Koshimizu et Jun Fukuyama (Kallen et Lelouch dans Code Geass), dont l’association fait des merveilles. Koshimizu en Holo est particulièrement géniale, tant elle fait briller le personnage : Taquine, moqueuse, bougonne, poivrote, flirteuse, Holo, dans sa version la plus « agée » (comprendre : 20 ans), canalyse simplement absolument tout l’intérêt du spectateur, et suivre le couple Lawrence/Holo est simplement un régal dans cette version.
Cette version est d’ailleurs celle qui diverge un peu plus des romans, sur le plan de l’histoire, prenant quelques libertés par rapport au romans originaux : De nouveaux personnages (Chloé) ou nouvelles histoires (l’OVA 0) sont introduites… Rien de bien incroyable, mais cela reste bon à noter.
L’animation, produite par IMAGIN pour la première série, a été reprise par Brain’s Base pour Spice & Wolf II… Et Brain’s Base s’est attelé à travailler sur ce qui passionnait le plus les fans : Holo, son animation, ses expressions, quitte à sacrifier un peu de la qualité des dessins de la série sur les plans à moyenne distance… Et ça marche à merveille : La Holo de Spice & Wolf II est encore plus charmeuse, cabotine, fascinante que celle de la première série. On en redemande !
En bref, les séries animées de Spice & Wolf vous sont hautement recommandées, et sont clairement parmi les meilleures adaptations de light novels que l’on a pu avoir ces dernières années. Il reste un élément fort étrange à élucider pour : Là où la première série animée adaptait les romans 1 et 2, la seconde série adapte les romans… 3 et 5, sautant complètement les événements du 4e roman. Et c’est problématique, dans la mesure où le voyage de Lawrence et Holo est à sens unique et où adapter le roman 4 après le 5 créerait de grosses incohérences dans une probable 3e série… Un Spice & Wolf Gaiden ou OVA en vue, ou un oubli délibéré à combler avec le manga et/ou les romans ? Dans le second cas, ce serait fort dommage.
Toujours est-il que la première série Spice & Wolf est déjà disponible aux USA et que sa découverte vous est fortement recommandée ! Et oui, les USA, les USA, je sais, mais aucune sortie de Spice & Wolf n’est prévue en France actuellement… Allez pétitionner chez vos éditeurs préférés ? (S’il pouvaient éviter des affaires comme ça, ça serait mieux)
En espérant vous avoir donné envie de partir en voyage pour Yoitsu en compagnie de Holo et Lawrence…

(Merci à Tetho, qui parle très bien de tout cela durant nos discussions et/ou skouetchs, et qui a commandé plein de tomes 1 chez RightStuf :))
Parce que quand on est dans la vibe, on se doit de comparer So-Ra-No-Wo-To et K-On!
Depuis une dizaine de jours, dans la sphère otaku, c’est la guerre. Une guerre fractricide, au sujet de cette nouvelle série, première production Anime no Chikara, nommée So-Ra-No-Wo-To (Ou Sora no Oto, soit « Les sons du ciel »). Pourquoi ça ? Parce que So-Ra-No-Wo-To ressemblerait à K-On!.
Horreur, malheur, branle-bas de combat, trolls et contre-trolls… Pourtant, tout avait si bien commencé. Lors de l’annonce du projet en juillet 2009, ce qui avait été dévoilé de So-Ra-No-Wo-To, c’est uniquement ce très joli artwork de Mel Kishida :

So-Ra-No-Wo-To s’annonçait donc comme une série originale mettant en avant des thèmes à priori originaux, musique et guerre (mêlés autrement que dans Macross bien entendu), et cette petite production du studio A-1 Pictures déjà à l’origine de l’adaptation animée de Kannagi aurait pu, et peut-être dû, au final n’être que ça : La première production originale d’un projet ayant pour objectif la création de productions originales. Sympathique, mais pas assez pour faire le buzz.
Sauf que, lors de la diffusion des premiers visuels de l’anime, on s’aperçoit que le character design d’Akai Toshifumi rappelle fortement quelque chose… Donc allez, c’est parti, faisons le point :
Oui So-Ra-No-Wo-To a un character design ressemblant énormément à celui de K-On!
Non So-Ra-No-Wo-To n’est pas une copie de K-On! au pays des militaires.

Réveillez-vous, messieurs-dames. L’identité (et pas seulement graphique) d’une série ne se limite pas à son character design. Au cours de son premier épisode, So-Ra-No-Wo-To a mis en avant, et, si je puis me permettre, avec brio, un monde très joli, s’inspirant des villes espagnoles que les créateurs ont visité, ce qui est on ne peut plus visible lorsque l’héroïne l’explore et que l’on découvre son architecture. Dans cette ville, se mêlent tradition et légendes, le tout mis en exergue par des représentations graphiques pertinente (ces peintures !) et une ambiance sonore vraiment particulière (ce français !) durant leurs présentations.
Et ce qu’en ont retenu la majorité des spectateurs ? K-On! au pays des militaires trompettistes, parce que euh, les characters designs se ressemblent, et qu’il y a de la musique.
Je ne dis pas que So-Ra-No-Wo-To sera la bombe de l’année ou même de la saison (je suis d’ailleurs pour l’instant plus attiré par Durarara!!). Je dis qu’il est bien dommage que le jugement de pas mal de spectateurs de la série ne soit assombri parce qu’ils ont passé leur temps à comparer cette série avec K-On!.
Et au passage… Avec tout ce cirque autour de la ressemblance de So-Ra-No-Wo-To avec K-On!, les vrais gagnants pourraient bien être les producteurs de la série et Anime no Chikara… Imaginez un instant que la So-Ra-No-Wo-To ait eu un character design tout autre. Même en étant une série de qualité raisonnable, elle n’aurait probablement pas fait autant parler d’elle. Au lieu de ça, aujourd’hui, la plupart des otakus qui ont vu K-On! (c’est à dire énormément au vu du nombre monstrueux de Blu-Rays de la série écoulés au Japon) vont au moins s’intéresser rapidement à So-Ra-No-Wo-To.
C’est peut-être au final ça la conclusion : Tout ce foin autour du character design de So-Ra-No-Wo-To aura certainement été dommageable pour l’identité de la série… Mais si ça peut lui permettre d’avoir une meilleure exposition, alors, à n’en pas douter, que ça soit pour Anime no Chikara ou pour les futures ventes de Blu-Ray de la série… C’est un sacré bon coup.
Petite leçon de karaoké
(Ouais ouais, rien d’écrit depuis des semaines et des semaines, méchant FFenril, tout ça…)
Chers amis otakus. Aimez-vous chanter ? Moi j’aime chanter ! J’adore les karaokés et chanter comme un fou les thèmes de séries diverses et variés, je passe mon temps à fredonner mes thèmes préférés, et si on était sur le Macross et que j’étais une demoiselle, je m’inscrirais sûrement pour le concours de miss Macross afin de voir mon talent reconnu par tous, comme la légendaire Lynn Minmay ou le moe blob Ranka Lee ! (… Nan c’est une blague, soyez gentils, n’allez pas m’inscrire à la nouvelle star, merci)
Alors pendant les conventions, au milieu des énormes réductions, des jeux funs, des concours de toutes sortes et des lots à gagner… Le karaoké reste toujours mon activité préférée. L’occasion de s’en donner à coeur joie avec les amis, de donner toute notre passion en hurlant DIVIDING DRIVEEEEEEEEEEEEEEEEEEEER ! sur Yûsha-oh Tanjô (GaoGaiGar), de chanter Last Regrets (Kanon 2006) de manière virile et intense, d’admirer le joli clip de Snow Angel (tout en tentant désespérément de ne pas perdre ses cordes vocales en tentant d’imiter les tons aigus impensables de KOTOKO), je montre que je connais bien mes classiques en gueulant comme les autres sur X et je demande mon opening perso inconnu qu’il y a que moi qui chante dans la salle.
Les karaokés, c’est le pied.
Cependant, depuis quelque temps, il m’est apparu un fait fort étrange : Certaines personnes ne s’en sortent pas avec les karaokés.
En effet, en durant l’année 2009, année du cancer (et de ta mère), j’ai eu plusieurs expériences de karaoké… Ma foi fort étrange.
Etant donné que je garde foi en mes compères, voici donc un léger point sur le fonctionnement d’un karaoké :
1- Un clip vidéo se lance. Ce clip vidéo est accompagnée d’une musique.
2- Peu de temps après, un chanteur ou une chanteuse commence à, fort logiquement, chanter. Jusque là, pas trop dur.
3- Votre mission, votre SEUL et UNIQUE *DEVOIR*, est de chanter les paroles affichées à l’écran.
3 bis – ATTENTION ! Les paroles affichées à l’écran sont composées de syllabes qui sont habituellement mises en évidence au moment où elles doivent être prononcées dans la chanson. VOUS DEVEZ PRONONCER CETTE SYLLABE.
3 ter – La prononciation de cette syllabe doit effectuée conformément à la langue dans laquelle est la chanson. Cette règle est absolue. Oui, même pour les chansons dans des langues barbares et même pour les langues inventées ! Je me fiche que votre chanson soit chantée en Zentradi ou soit la dernière invention de Yoko Kanno/Gabriela Robin, vous chantez bien !
De ces règles simplissimes, on peut donc déduire la règle finale, et la plus importante…
CHANTEZ VOS PUTAINS DE CHANSONS CORRECTEMENT DANS LA BONNE LANGUE ET ARRETEZ DE FAIRE CHIER VOTRE MONDE EN GUEULANT DES PAROLES FRANCAISES AU DESSUS DES PAROLES JAPONAISES.
*hum*
Ce texte part bien sûr de la supposition que vous n’êtes pas un analphabète ou un illettré. Et veuillez noter que je ne suis pas en train de vous demander, comme un odieux élitiste prétentieux, de ne chanter que les versions japonaises de vos génériques préférés. Le sadomasochisme est une pratique qui semble pratiquée fort couramment chez les amateurs de japanimation, et apparemment certaines personnes semblent grandement préférer les chansons de Mikuni Shimokawa quand elles sont interprétées par Valérie Uzan (ou Anaïs Nyl, je ne remercie pas celui qui a su me préciser ça). Qui chante ma chanson préférée en français. En changeant complètement le sens des paroles. Et en chantant faux. Soit.
Ces fautes de goût seules devraient vous faire mériter la pendaison par les tripes après avoir été forcé de regarder School Days en boucle pendant 666 ans.
Mais je ne vous demande même pas de devenir des personnes dignes d’être considérées comme des êtres humains. Vous voulez votre remix pourrave français de Hikaru no Go ? Chantez-le, tous les goûts sont dans la nature, il y a même des gens qui demandent à chanter Kaidoku Funou parfois ! (J’ai toujours soupçonné ces personnes d’avoir de vouer une haine féroce à la race humaine d’ailleurs). Mais dans tous les cas…
Ne soyez pas stupides au point de faire chier tout le monde pour vous faire bien marrer (Je vous invite à aller mourir non-stop dans le jeu Epitanime de Néant Vert si vous persistez dans votre connerie) et CHANTEZ LA VERSION AFFICHEE A L’ECRAN. Demandez votre opening en français si vous voulez le chanter en français. Demandez le en italien, en turc, en breton, en valencien si ça vous chante ! Mais arrêtez de créer ces putains de cacophonies débiles.
De cette manière, on vous tabassera seulement pour vos fautes de goût, pas parce que vous emmerdez le monde.
Ceci était un message du bureau pour la prévention des meurtres de masse en convention de japanimation, en collaboration avec les bureaux pour l’exécution des connards qui emmerdent leur monde pendant les karaokés, et pour l’étranglement des connards qui mutilent Sore ga, Ai Deshou. Veuillez diffuser nos messages de prévention.
Bonne année 2010 !
C’est avec un plaisir incroyable que je souhaite… Un très joyeux anniversaire à FFenril.info, qui a fêté ses 4 ans ce 31 décembre 2009!
Oui bon, aussi, bonne année 2010 à tous, tout ça.
En espérant que l’année 2010 sera meilleure pour les animes que l’année 2009, au moins au niveau du nombre de productions originales. Dans tous les cas, pour ma part j’attends avec impatience de voir ce que donneront les productions du projet Anime no Chikara, mais aussi des beaux projets comme Katanagatari, ou Gundam Unicorn, ainsi qu’une pléthore de films déjà sortis sur le territoire nippon (Gurren-Lagann Ragan-Hen, Summer Wars, ou alors ENFIN Evangelion 2.0, ou, avec beaucoup moins d’impatience, Macross Frontier) ou à venir (Haruhi no Shôshitsu, Higashi no Eden, Mahô Shôjo Lyrical Nanoha The Movie First ou Fate/stay night Unlimited Blade Works)…
Et, bien sûr, la série culte avant même son premier trailer, K-On! 2.
(Non, cette liste n’était pas une liste exhaustive des trucs les plus importants de l’année, ne m’engueulez pas parce que j’ai oublié Mudazuno Naki Kaikaku ou autre)
Et sinon, la bonne résolution que je ne tiendrai pas est bien entendu qu’en 2010, je ferai en sorte qu’il y ait plus d’articles de manière régulière sur FFenril.info ! :)
(Bon sans rire, s’il y a des gens que ça intéresse, le style rédactionnel ici changera ptet un tantinet parce que de l’inspiration, y en a plus sinon)
Sur ce, bonne année 2010 à vous, meilleurs voeux, vous pouvez maintenant retourner dévorer les restes du réveillon en jouant avec la Fender pour gaucher que vous avez reçu à Noël :)
Moi je vais aller pleurer avec mon Arm Slave, POURQUOI KYOTO ANIMATION, POURQUOI ? FULL METAL PANIC BROTHERHOOD AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
Skouetch 4 – Des retards et des cancers
Chers amis,
Le temps est venu ! Enfin, après tout ce temps, c’est avec une grande fierté un tantinet de honte que je vous annonce que, avec un retard incroyable, le 4ème Skouetch (En mettant à part le mini-skouetch) est disponible !
Avec plus de 3 mois de retard et à l’époque des bilans de l’année, retrouvez notre bilan de… L’été (quoi, c’est toujours ça), et venez entendre nos doux débats et nos voix suaves 100% garanties saturées grâce à nos micros de diverses qualités.
Au programme du Gay-On! K-On!, du Queen’s Boobs Blade, du Mazinger, du Saki, du Full Metal Panic Alchemist Brotherhood, du Higashi no Eden (nous vous incitons à tabasser le propriétaire de Meido-Rando à l’écoute de ce passage), du Ookami to Kôshinryô II (Holooo), du Canaan (un anime qu’il est mauvais), du Umineko no Naku Koro ni, du Candy Boy (mais pourquoi Candy « BOY » ?), du Suzumiya Haruhi no Yûutsu 2009 (même qu’on ne se répète pas 8 fois !) et du Weiss Survive. Et puis des coups de coeur de tout le monde, mais ça double la liste donc tant pis.
Tout cela présenté par Mereck, et en compagnie de Axel Terizaki@Meido-Rando, Enthousiaste@Enthousiasme , kardhafi@Legendmoon, Mereck@L’autre bout, nyoro no roy’n@Hourai Neetwork, Tetho@<pub>Anime-janai.com, qu’il vient d’ouvrir et qu’il est tout beau</pub>, Yuki@BakOtak et moi-même.
Et c’est promis, la prochaine fois on essaiera de ne pas avoir des mois de retard…
Et comme d’hab, les commentaires sont désactivés ici, allez nous dire qu’on est des bouseux qui doivent s’acheter des micros (on prend les dons) là bas.
Un historique de Kyoto Animation. Un graphique. Un désespoir.
Cet article énonce des évidences et trolle probablement un peu au milieu d’une certaine frustration. Ne vous sentez pas obligés de continuer, veuillez juste avoir l’amabilité de retenir ceci : « BORDEL, C’EST POUR QUAND LE PROCHAIN FULL METAL PANIC! ? »
Comme vous le savez, Kyoto Animation est un studio d’animation renommé, qui est adulé (ou détesté) des otakus, qui a produit ces dernières années des séries trop bien, etc. Parlons rapidement de leurs créations :
- Full Metal Panic? Fumoffu, une hilarante « suite » de la série Full Metal Panic! produite par Gonzo et que KyoAni a su transcender en ne gardant que les meilleures histoires courtes des différents romans. Un générique formidable, et une série qui est un grand moment de rigolade.
- Air. Adapté du visual novel de Key. Condensant et expédiant l’histoire du visual novel en 12 épisodes tout en voulant absolument essayer de traiter les histoires de chaque héroïne, la série de KyoAni réussi l’exploit d’être à la fois trop rapide dans son expédition des histoires des 3 filles et trop longue parce que… On s’emmerde ! Air a dans le même temps bénéficié d’une adaptation au cinéma par Toei Animation (réalisée par Osamu Dezaki), carrément moins jolie (voire par moments sacrément moche) mais au moins plus intéressante, car se centrant sur une seule histoire.
- Full Metal Panic! The Second Raid. Série qui fait directement suite à Full Metal Panic!, et qui tient en haleine durant 13 épisodes de haute voltige. Superbe lors de ses scènes d’actions, passionnant de par son histoire, la série adaptée de 2 romans parvient à dépasser son original par l’ajout de quelques éléments judicieusement placés ici et là (M. Gates, l’opération avec les indications « à l’envers ») pour se terminer sur un final de toute beauté. Une OAV spéciale sur le personnage de Tessa sort en 2006, et on en attend la suite, vite, car cette suite existe d’ores et déjà en romans.
- Suzumiya Haruhi no Yûutsu. Le 4ème impact de l’animation japonaise, la série de tous les hypes et de toutes les folies, rendue populaire par ses choix particuliers que ça soit dans sa mise en scène (Someday in the Rain), sa jolie réalisation ou ses épisodes diffusés dans le désordre, sans compter l’effet de surprise. C’est le triomphe pour Kyoto Animation.
- Kanon 2006. Seconde série adaptée du visual novel de Key déjà adaptée en 2002. La série est relativement bonne, à la surprise de pas mal qui se sont ennuyés ferme devant celle de la Toei. Ne s’embarrassant pas d’explication pour son happy end, elle ne sombre pas, au moins, dans trop de délires métaphysiques et reste de qualité constante du début à la fin. Pas indispensable, mais à découvrir tout de même.
- Lucky Star. Une comédie adaptée de 4komas visant exclusivement les otakus. S’en servant à moitié pour continuer le hype sur Haruhi, KyoAni pond une comédie agréable qui parle aux otakus. Le succès est au rendez-vous, c’est le hype du moment, c’est vraiment fun, c’est la fête.
- Clannad et Clannad After Story. 50 épisodes pour adapter un autre jeu de Key qui narre la longue histoire de Tomoya Okazaki. Beaucoup trop de temps perdu avec des histoires secondaires sans grand intérêt. L’histoire principale finit par se démarquer des clichés du genre (« l’After Story » narre ce qu’il se passe après que le héros et l’héroïne soient tombés dans les bras l’un de l’autre), et l’histoire avance vraiment bien… Jusqu’à ce que la fin de cette version animée ruine absolument tout. Qu’importe, les personnages de la série ont largement fait sa popularité, et ce final médiocre ne saura pas la ternir. Et puis en face, chez la Toei, on a pondu un film Clannad tellement laid et inintéressant qu’on ne saurait rivaliser.
- Munto. Le projet original de KyoAni que tout le monde oublie. On l’oubliera pour l’instant aussi. On peut pas tout avoir vu hein
- K-ON!. Le 4koma à l’adaptation animée polémique. À la base une oeuvre relativement peu connue et ne se démarquant pas particulièrement (ben oui, ce 4koma dont quasiment personne n’avait entendu parler avant que « Kyoto Animation » n’arrive, était juste un 4koma parmi tant d’autres), la série est LE gros hype de 2009. Personnages mignons comme pas possibles, insistance sur le moe le kawaii les héroïnes trop choutes la soeur trop adorable la copine trop géniaaale la fille riche trop innocente la fille qui a peur des histoires d’horreur trop moeee… Toutes les folies sont permises, les fans s’achètent les basses pour gauchers d’une des héroïnes et la bataille sur le net pour ou contre K-ON fait rage… Des pavés sont écrits pour ou contre le moe, et pendant ce temps on en parle, on en parle… Et les grands gagnants sont Kyoto Animation qui banquent comme pas possible sur une petite série de rien du tout.
- Suzumiya Haruhi no Yûutsu Bis. Ou comment, après 3 ans d’attente, Kyoto Animation arrive à frustrer encore plus des fans qui n’en pouvaient plus grâce à l’arc Endless Eight. Pas grave, au moins ils ont osé faire leur connerie, et ont généré largement assez de hype pour vivre longtemps sur cette licence, quitte à en avoir dégoûté quelques uns. Haruhi « 2″ comble les trous laissés dans Haruhi si la série de 14 épisodes était visionnée dans l’ordre chronologique… En faisant une série de 28 épisodes indigeste.
Au final ? Une société qu’on a pris un temps pour les sauveurs de l’animation japonaise s’est transformée en grand méchant loup, surtout de part sa stratégie marketing assez incompréhensible mais aussi simplement par son choix de projets. Après 3 ans d’attente fébrile, Haruhi 2 s’est transformé en Haruhi 1.5, un « renewal » de Suzumiya Haruhi no Yûutsu qui a eu le cran… D’envoyer un sacré coup de boule dans les burnes des otakus. Le problème ?
Le problème, c’est ce graphique (Qu’il soit réel ou pas, d’une source officielle ou pas, qu’il couvre une période de temps donnée ou pas…) qui montre qu’ils ont reçu ce coup dans les burnes avec le sourire et ont ensuite tourné le dos en tendant la vaseline. Voir que K-ON! a été la série la plus populaire de Kyoto Animation est complètement hallucinant au vu des séries de qualité que le studio a produit (objectivement, il est assez évident que K-ON!, aussi agréable puisse-t-il être par moment, n’est pas, de loin, la meilleure oeuvre du studio) , mais quand on pense au prix dément des DVDs au Japon, et en imaginant qu’il faudra au moins 3 ou 4 DVDs pour couvrir l’arc Endless Eight comptant 8 épisodes quasiment identiques, il est encore plus aberrant que Haruhi 2 se vende bien !
Des séries ci-dessus, FMP! TSR et Haruhi 1 sont probablement les plus travaillées, et si Haruhi finira par avoir droit à un juste traitement (même si on peut sans problème imaginer attendre encore 3 ans avant d’avoir la véritable suite), qu’en est-t-il de Full Metal Panic ?
Si on peut reprocher pas mal de chose à Kyoto Animation dans leurs choix de projets ou leur politique marketing avec Kadokawa, on ne peut pas exactement les blâmerde ne pas produire de suite à la série qui, parmi celles produites, est probablement celle qui leur à coûté le plus… et rapporté le moins.
Avoir une série « Kyoto Animation » voulait dire en 2006-7 se préparer à en avoir plein les mirettes. Aujourd’hui, même le standard de qualité KyoAni semble être tiré vers le bas (ça, ou l’animateur clef du concert final de K-ON! pensait par moment plus à dessiner des singes que des filles, puis le quality check a été zappé une ou deux fois dans Clannad), ce qui n’est plus un problème pour un studio pour lequel des fans débattent de la qualité des séries… Avant le début de leur diffusion.
C’est symptomatique du comportement des fans : La meilleure série n’est pas celle de meilleure qualité, c’est la plus hypée. Ce n’est pas nouveau, mais c’est à chaque fois triste de le constater.
Surtout quand on voudrait voir la suite de l’excellente série qui a été délaissée.
« Le cancer de la japanimation » ? Ce n’est pas le moe. Que chacun apprécie ce qu’il veut, il y en a bien qui préfèrent Type-Moon aux Gundams, et inversement. Ce n’est pas non plus le fait que le studio le plus en vue semble saborder sa meilleure licence, non. À la limite, le cancer, c’est le marketing à outrance pour des séries « normales », qui en font oublier les meilleures, à des otakus qui ne découvrent pas assez de choses. Essayez plus de séries. D’autres types, peut-être moins connues, plus vieilles… Car le fait que des séries de qualité soient délaissées par les fans pour d’autres (surtout si elles sont moins bonnes), parce que c’est la dernière mode… est une bien triste chose.
Et je n’ai absolument aucune idée de comment j’en suis arrivé à une conclusion comme ça sur un article qui était commencé juste pour râler sur les ventes de FMP TSR. Achetez Full Metal Panic!, c’est bien, surtout une fois passé la série de Gonzo.. Ceci était un message de l’association des frustrés de KyoAni!
Japan Expo 2009
Comme vous le savez très probablement, ce week-end avait lieu la Japan Expo. Beaucoup étaient présents (et certains ont déjà bien écrit sur l’événement) Aussi on abrégera et on passera la présentation de l’événement pour en venir à l’essentiel, sinon l’article en deviendra trop long à force de répéter des banalités.
Pour le petit FFenril qui est arrivé sur Paris jeudi matin, cette 10ème Japan Expo était la toute première ! L’occasion de découvrir enfin ce supermarché du manga dans lequel plus d’une centaine de milliers de personnes se retrouvent.
Et que dire ? La Japan Expo, c’est, comme beaucoup le savent, assez énorme : On y retrouve plein d’otakus amicaux (même si forcément, c’est moins convivial qu’à l’Epitanime), on y voit des jeux vidéos en avant première, des promotions incroyables sur des séries en DVD, des stands d’éditeurs et de fans, des dédicaces, des concerts et des conférences…
Parlons-en des conférences. Pour citer celles auxquelles j’ai assisté, les deux conférences Gurren-Lagann et Gainax pendant lesquelles Takami Akai, co-fondateur de la société répondait aux questions étaient très agréables et instructives.
On a notamment pu apprendre au sujet de Gurren-Lagann que « l’événement de l’épisode 8″ (qui était spoilé magistralement à chaque phrase en japonais par M. Akai alors que le traducteur faisait un boulot remarquable… Et hilarant en tentant de censurer ça à la volée) avait été sujet à grande polémique dans le studio : Celui qui poussait pour qu’il arrive aussi tôt était le réalisateur, Hiroyuki Imaishi, qui a ainsi refusé à plusieurs reprises les scripts de ses scénaristes et voulait que cet événement se produise le plus tôt possible, alors qu’eux voulaient attendre au moins quelques épisodes de plus. D’après les dires d’Akai, l’équipe de Guren-Lagann a été aussi choquée que le spectateur devant ce fameux épisode 8.
Au sujet de la Gainax, on a pu apprendre notamment que le studio, composé de plusieurs fans de Gundam et du célèbre personnage Char Aznable, avait voulu proposer à Bandai de réaliser un anime à propos du personnage de Johnny Ridden, personnage créé avec les gunplas… Mais que le projet avait échoué pour « des raisons d’adultes ». Entre autres, Takami Akai est également revenu sur la genèse du studio et la réalisation des vidéos pour les Daicon III et IV ou sur la collaboration avec le studio Khara de Hideaki Anno pour les films Rebuild of Evangelion.
La conférence Eureka seveN de Bones, avec comme invités le réalisateur et le producteur de la série Tomoki Kyoda et Masahiko Minami, fut également un grand moment vendredi matin, d’autant plus que le film était projeté pour la première fois hors du Japon le soir-même à la Maison de la culture du Japon à Paris dans le cadre du Japan Pop Culture Festival. Durant leur conférence, M. Kyoda et M. Minami sont notamment revenus sur les idées ayant mené à la création de la série (les robots surfeurs sont une idée d’un « certain monsieur Kawamori« ), et leur intervention suite à la diffusion du film, sympathique mais difficile à la comprendre dans sa globalité, a permis de lever quelques interrogations sur son contenu (le film narrant une histoire complètement différente, il semble qu’il aurait pu ne pas être un film « Eureka seveN » mais une œuvre originale).
Les grandes attractions du salon étaient les présences de CLAMP et de Natsuki Takaya, et voir les hordes de fans prêts à faire des queues énormes ou à remplir des conditions délirantes rien que pour avoir une chance de participer au tirage au sort pour avoir une signature des créatrices d’oeuvres aussi renommées que Card Captor Sakura et Fruits Basket était impressionnant.
Etaient également présents sur le salon, pour les japonais : En vrac, Yui Makino (Sakura de Tsubasa Chronicle, en concert et dédicaces), MOSAIC.WAV (chanteurs notamment des génériques de Potemayo et Sumomomo momomo, en concert et dédicaces), Sakae Esuno (auteur du manga de suspense Mirai Nikki), Shinichiro Watanabe (réalisateur de Cowboy Bebop ou Samurai Champloo), Akemi Takada (ayant notamment fait les characters design de Kimagure Orange Road ou Urusei Yatsura), AKB48 (en concert) et Moriyasu Taniguchi (animateur sur de très nombreuses séries, dont Captain Tsubasa et City Hunter).
Dans le salon, on pouvait aussi découvrir l’exposition rétrospective 10 ans de Japan Expo, avec notamment des copies des différentes dédicaces faites depuis 10 ans.
Quoi d’autre ? Des beaux stands de partout, en partant des fangirls du chanteur Aoi jusqu’aux fanboys de Haruhi.fr présentant leur déesse aux passants qui avaient le courage de passer la foule souvent présente devant le stand, leurs activités (Kumikyoku ou cours de Hare Hare Yukai) rassemblant nombre de fans. Leur epic win à eux, ça a été d’avoir en guest star MOSAIC.WAV pour chanter le Kumikyoku Nico Nico Douga le dimanche.
Chez les éditeurs de mangas c’était souvent la cohue, particulièrement le samedi, et chez les éditeurs de séries on pouvait parfois observer de sacrées bonnes promotions, notamment comme souvent chez Manga-Distribution, mais aussi chez Dybex. Pour ce qui était des ventes de DVD d’ailleurs, le stand Asian Quest se démarquait en vendant notamment des DVD Dybex et Beez à des prix démentiels.
Un stand qui valait la découverte, celui de la Kawa Soft où on pouvait découvrir les visual novels, et plus particulièrement le Narcissu traduit en français, que l’on pouvait gagner en répondant correctement à des questionnaires et/ou par tirage au sort, pour peu de ne pas fuir devant la maid masculine avec une mitraillette que l’on trouvait au stand. La première percée des visual novels en France ?
Autre stand qui s’est distingué… Cette fois par sa malchance, celui de la chaîne TV Nolife, inondé après l’orage qui a eu lieu le jeudi soir… Pour Nolife, qui risque de passer en payant à la rentrée, la poisse continue.
Un petit bilan personnel pour finir…
- Dédicaces de Takami Akai, Akemi Hayashi, Moriyasu Taniguchi (Qui ont dessiné respectivement Lafiel de Seikai no Monshô/Senki, Nia de Gurren-Lagann et Ryo Saeba de City Hunter)
- Dédicace de Tomoki Kyoda et Masahiko Minami
- Coffrets DVD dans tous les sens (et loot de chez Tetho de Mata-Web)
En bref, un sacré bon bilan pour une première JE. Reste qu’effectivement, supporter les queues, la chaleur, la foule, la cohue dans le métro, c’est sacrément rébarbatif, et qu’il est bien compréhensible que pas mal ne supportent pas cette Japan Expo… Mais il est également vrai que c’est parce que cet événement a cette taille et cette démesure qu’autant d’invités prestigieux peuvent être présents et autant d’événements s’y produire. C’était épuisant et pas toujours très marrant… Mais pour tout ce qu’il y a à voir et à faire, on peut bien se fatiguer comme ça une fois par an.
A l’année prochaine ! … Ou à fin octobre pour ceux qui iront à la Chibi Japan Expo… Qui sera quand même sérieusement moins engageante sans JAM Project comme l’an dernier.
Et pis t’as été à l’Epitanime animée (2009)
Ce dernier week-end de mai a eu lieu l’Épitanime 2009. Convention reconnue pour sa convivialité, ses nombreuses activités, et puis surtout l’occasion de retrouver une foule de monde de la blogosphère. Si vous voulez un résumé global de la convention, allez donc voir chez Animint, ce que vous trouverez ici sera simplement un résumé de « l’Épitanime 2009 de FFenril« . 3615 Raconte-ta-vie quoi.
Et elle a clairement été géniale, mon Épitanime.
L’Épitanime 2009, ce week-end…
Comme beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup (beaucoup ?) de mes confrères, je serai présent à l’Épitanime ce week-end. Si vous êtes aussi présent, à toute à l’heure, sinon, bon week-end… En espérant une assemblée épique…
Made in Japan n°4 – « Erratum »
Donc résumons : Made in Japan plagie, dans son troisième numéro, à la fois mon article sur Lucky Star et celui de Nakei1024 de Anime-Kun. Okay. On nous promet des excuses. Okay.
2 mois plus tard, dans le numéro 4, le résultat? Un erratum de 7 lignes avec fautes sur les pseudonymes (« Nakei1024″ et « FFenril » donc), « lucky star » en minuscules, la formulation est catastrophique, et par dessus tout… Ce texte ne présente pas des excuses pour un plagiat qui a fait la une du magazine, il informe les lecteurs du léger oubli de la signature de l’article par les deux rédacteurs, « Nakei et Fenril » qui sont sûrement des potes de la rédaction, et de toute manière c’est pas bien grave vu que c’est une information aussi importante que la création du compte Facebook du magazine.
Était-il si difficile d’écrire « Nous n’avons pas été vigilants, notre rédactrice a plagié des articles, les originaux sont sur internet là et là, nous nous en excusons auprès des auteurs » correctement? Apparemment oui pour Made in Japan qui aura préféré ne pas présenter ses « excuses » d’une manière un minimum correcte. On veut bien essayer d’être compréhensifs, mais face à pareil foutage de gueule, on se rend bien compte qu’on nous a pris pour des cons. Comme raton le disait, « notre réaction de dégoût et de révolte est légitime » : D’abord on plagie et ensuite on se fout de la gueule de ceux qu’on a plagié..
Merci, Made in Japan.
Liens :
- Le premier article il y a 2 mois
- L’article d’Anime-Kun, également plagié, à ce sujet, et le topic sur leur forum
- L’article de raton-laveur sur l’Editotaku
- L’article d’Aer présentant l’erratum sur Bixte en Ciel
- Le topic de Mata-Web sur Made in Japan où on peut trouver un intervenant du magazine, Dio-Eraclea
- Le site de Made in Japan qui ne comporte malheureusement pas de forum pour demander des comptes.
- Facebook si vous voulez vous amuser à leur demander des comptes en « amis » (chercher Madeinjapan mag)
Édition du 21/05/2009 – Reçu un message du directeur général de Made in Japan, Georges Bastos, qui s’annonce prêt à mettre de véritables excuses dans l’éditorial du prochain numéro du magazine… L’affaire va peut-être enfin évoluer dans un bon sens. Voir le sujet et la réponse de Nakei1024 chez Anime-Kun.
Édition du 23/05/2009 – L’affaire devrait évoluer dans le bon sens. À suivre avec le cinquième numéro…
Édition du 05/06/2009 – Rencontré Shade à l’Épitanime 2009. Pour le plagiat, le monsieur a enfin donné le nom de la responsable, n’a par contre pas filé la moindre explication correcte sur le manque de réponse à mes mails (mis à part que réagir avant de lui envoyer un mail c’était pas bien), comprend qu’on puisse lui en vouloir et l »insulter sur internet étant donné que c’est sa faute, a une politique d’extrême neutralité envers les éditeurs (qui justifie pas mal de trucs, genre les images de mauvaise qualité), brandit la liberté de la presse pour justifier ses images sans autorisation, etc… Plus si raton-laveur décide qu’il est bon de publier l’interview qu’il a réalisé). Un grand moment donc…
Édition finale – Erratum correct publié en petit sous l’éditorial du 5ème numéro. Enfin.
Skouetch! Nom de code : Vivio Mohiro
C’est avec une joie indescriptible (mais si, mais si) que je vous annonce, chers lecteurs, la disponibilité du troisième podcast Skouetch (nom de code : « Vivio Mohiro« ) qui consiste en une rétrospective des mangas qui ont marqué le comité Skouetch en 2008, de leurs coups de coeurs et enfin de l’évocation de 3 grands événements qui prendront place de nouveau cette année : l’Epitanime, la Japan Expo et la Chibi Japan Expo.
Et comme d’hab, les commentaires sont fermés ici, merci de nous donner vos retours sur le site http://www.skouetch.net !
Tobe! Skouetch Gundam!
Il y a 30 ans était diffusé le premier épisode d’une série nommée Mobile Suit Gundam. Yoshiyuki Tomino, le réalisateur de cette série, y introduisait des éléments nouveaux, dans le développement de l’histoire, des personnages, et lança le « genre » des real robots. Cependant, suite au manque de popularité de la série lors de sa diffusion, elle fut annulée au bout de 43 épisodes… Mais gagna de plus en plus de popularité lors de ses rediffusions.
La suite? Une saga qui dure depuis 3 décennies, des œuvres parfois d’excellente qualité, parfois juste bonnes et parfois carrément oubliables…
Et aujourd’hui, 30 ans jour pour jour après le début de cette grande saga, deux skouetcheurs, Tetho de Mata-Web et moi-même avons l’honneur, en compagnie de deux prestigieux invités à savoir Jun-ichi (ou MSZ006-C1), traducteur des différents Gundam pour Beez, et Saga, webmaster notamment du site Cosmic-Era, de vous présenter ce podcast Skouetch spécial 30 ans de Gundam, incroyablement dopé à l’amour de la saga, aux débats de passionnés, aux musiques 8 bits et aux thématiques allant par delà le temps…
Néophyte n’ayant jamais entendu parler de Gundam ou vétéran amateur du robot bleu blanc rouge, ne manquez pas le podcast Skouetch fêtant les 30 ans de Gundam, disponible en ce jour anniversaire de la saga mythique!
Comme pour le premier Skouetch, les commentaires sont désactivés, allez nous donner vos impressions sur le site Skouetch! http://www.skouetch.net
FFenril.info devient Youhou G.A.G.A.
Poisson d’avril! Youhou G.A.G.A. ne verra au final jamais le jour, l’égocentrisme du FFenril est trop gros. na.
Chers lecteurs, chers visiteurs de FFenril.info
Depuis maintenant plus de 3 ans, vous êtes fidèles au poste. « FFenril no Blogga », devenu FFenril.info, a toujours été un site poussé par la passion de la japanimation, mais son nom a toujours posé problème.
En effet, le nom « FFenril.info » n’inspire absolument rien. D’autres ont des jolies idées pour leurs sites : L‘Éditotaku cerne plutôt bien son lectorat cible de par son titre, Fenntasy, est aussi assez explicite, ou encore Meido-Rando exprime plutôt bien le fait qu’on arrive sur le territoire des maids. Mais FFenril.info? Ce nom n’est qu’une horreur symbole de l’égocentrisme du maître des lieux !
C’est pour cette raison qu’à partir d’aujourd’hui, FFenril.info change de nom, et devient… Youhou Great & Awesome Games & Animes… Abbrévié donc, en Youhou G.A.G.A. Entrez dès maintenant la nouvelle URL du site dans vos favoris : www.youhougaga.info!
Derrière ce nom en apparence simpliste se cache en réalité une longue réflexion qui a pris place et a mûri peu à peu au fur et à mesure des mois.
Le « Youhou » de ce titre symbolise l’enthousiasme de toute une génération envers la japanimation, des nouveaux venus toujours plus dynamiques que leurs aînés et motivés pour créer et disserter autour de leur passion commune, pour crier leur amour de cette culture si particulière.
Du G.A.G.A., on peut retenir une volonté de qualité et d’inspiration qui se veut reflétée dans le site.
« Great« , ce mot tellement utilisé dans la culture japonaise si abondante en mots enthousiastes anglais, symbolise néanmoins une reprise de tendance passées, notamment représentée par des séries telles que Great Mazinger (197x).
Le « Awesome » représente à lui seul une volonté d’ouverture internationale, notamment sur des penchants encore trop peu abordés dans la japanimation mais représentés parfaitement par un courant de sitcoms américaines comme le très populaire How I Met Your Mother. Cette tendance, commençant à gagner de la popularité via des histoires techno-apocalyptico-rétro-awesomesques, comme dans le très techno-commercial Afro Samourai, mérite sa place à part.
Le « Games » du titre se veut clair. Cependant, il est important de noter que les jeux vidéos ne sont pas le seul moyen de divertissement par lequel le lecteur peut avoir la chance d’intéragir avec les créations des auteurs géniaux de la japanimation. Citons notamment les jeux de rôle, qui auront une part toute particulière ici, avec un fil rouge qui se développera au fur et à mesure des mois via une grande histoire : « Pedobear VS loli« . Le sujet de ces jeux vidéos décalés, frappés du sceau des fans, et complètement amoraux sera également abordé au cours de nombreux dossiers qui viendront compléter un grand projet de future encyclopédie du jeu vidéo alternatif.
Enfin, le mot « Anime« , à savoir la partie prépondérante de ce nouveau site. Plus qu’avant, Youhou G.A.G.A. s’attardera sur ces perles de qualités trop peu connues de personnes qui se prétendent fans alors qu’elles ne sont que des sous-merdes. De chefs d’oeuvres comme Girls Bravo, Kore ga Watashi no Goshujin-sama, Inukami!, Mai-Otome, School Days ou Zero no Tsukaima, on en voit et on en parle pas assez. Bien au dessus de séries dégradantes ou peu inventives comme Tengen Toppa Gurren-Lagann ou Suzumiya Haruhi no Yûutsu qui sont pourtant beaucoup plus popularisées à cause d’un marketing honteux, c’est sur ces merveilles ignorées que ce site mettra dorénavant l’accent.
Vous pourrez maintenant retrouver ce site web à l’url suivante : www.youhougaga.info . Chers lecteurs, l’aventure ne fait que commencer!
Espérant vous retrouver encore au rendez-vous ces prochains mois et ces prochaines années… Chers lecteurs, dites-le avec moi… Youhou GAGA!
Poisson d’avril! Youhou G.A.G.A. ne verra au final jamais le jour, l’égocentrisme du FFenril est trop gros. na.
Comment réaliser votre magazine sur les mangas en 4 leçons

Oui ! Vous aussi vous aimez les mangas ! Vous êtes un otaku complet, vous avez vu tous les Miyazaki, vous rêvez de prendre une photo de vous et votre maquette de Goldorak avec Go Nagai, vous avez survécu au Kanon de la Toei et même à Nanoha StrikerS, et vous allez à la Japan Expo pour converser en japonais avec les vendeurs… qui sont français, mais bref, vous êtes complètement passionné !
Qui plus est, vous mourez d’envie de communiquer au monde votre passion de la japanimation ! En fait, vous voudriez même en faire votre métier ! Oui, c’est décidé : Plus tard, vous serez journaliste, rédacteur d’articles sur les mangas !
…….. Seul petit problème, vous n’avez aucun talent.
Heureusement pour vous, en ce début de XXIème siècle, un outil presque magique est à votre disposition : l’internet ! Un monde magique rempli de ressources en libre service que vous pouvez légèrement modifier afin de publier des articles que vous pourrez signer de votre nom !
À partir de là, 4 étapes importantes :
Étape 1 – Trouvez des écrits d’une qualité raisonnable. Pas question de faire une mauvaise impression et de risquer que le rédac’-chef refuse votre article, évitez à tout prix les forums de JeuxVideos.com ! Orientez-vous plutôt à la recherche de cercles de fans certes moins orientés grands publics mais écrivant des trucs intéressants que vous avez déjà recopié une ou deux fois en voulant présenter votre nouvelle série préférée sur AnimeKa. Par exemple, disons, ces agrégateurs que sont blogchan et Sama ! Vu la quantité d’articles qui passent dessus, il doit bien y en avoir de qualité, et étant donné qu’ils sont relativement confidentiels à l’échelle des sites que vous fréquentez, il ne devrait pas y avoir de problème, hein ?
Étape 2 – Localisez votre cible. Le site doit avoir un certain niveau de qualité (tout est subjectif), et le contenu de l’article doit pouvoir intéresser. Pensez à vérifier dans les commentaires que l’article a bel et bien déjà plu ! Par exemple, cet article sur Macross Plus écrit sur le blog de Mata-Web, qu’est-ce qu’il est énorme, on pourra en faire un superbe dossier ! Cette revue sur l’année 2008 publiée chez Exelen, qu’est-ce qu’elle est complète ! Ce billet sur Suzumiya Haruhi no Yûutsu sur l’Editotaku, qu’est-ce qu’il est inspiré ! Ils ont de ces idées ces blogueurs ! Comme eux, on pourrait faire un concours d’openings ! Parler des maids ! Faire un bilan sur le marché du manga ! Révéler la conspiration du poireau ! Faire des posters yuri!
Étape 3 – Éditez votre œuvre. Après tout, c’est votre travail nom de dieu ! Faut y laisser quelques touches personnelles, des blagues qui montrent qu’il n’est qu’à vous ! Au pire, si vous manquez d’idées, modifiez au moins la ponctuation ici et là ! Appropriez-le-vous, que diable !
Étape 4 – Présentez votre œuvre. Vous vous êtes assuré qu’elle avait déjà été lue et appréciée par beaucoup sur les sites webs nommés précédemment, il y a donc des chances qu’elle soit approuvée, et avec un peu de chance elle se retrouvera même en couverture ! Félicitations, vous venez de réaliser avec succès un superbe plagiat article !
Alors, ça vous paraît comment ? En tout cas, l’idée a dû fort plaire à un rédacteur (ou une rédactrice) du magazine Made in Japan, car c’est ainsi que dans le troisième numéro de ce magazine s’est retrouvé, et en couverture, un article extrêmement similaire à celui qui fut publié ici il y a maintenant un an et demi sur Lucky Star ! Comparez donc le contenu de l’article de Made in Japan à celui de l’article de 2007 !

La suite de l’histoire ? Le magazine est publié, lu par certains, se retrouve notamment sur les forums de JeuxVideos.com (la boucle est bouclée) ou Windspirit les trouve, les associe à mon article et me les transmet pour que je constate le plagiat. Car oui, ce qui n’a pas été mentionné au-dessus, c’est qu’internet est aussi une arme à double tranchant…
Pour ceux qui se poseraient la question, la loi française stipule que, citons :
Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle :
L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif
et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d’ordre patrimonial [...].Article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle :
L’auteur jouit, sa vie durant du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants-droits pendant l’année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent.
Autrement dit, et pour encore quelques petites années, copier n’importe quel article est strictement interdit (amis rédacteurs, sachez que vos articles sont protégés). Merci au grand avocat Jan pour ces précisions.
Les premiers retours de Made in Japan au sujet de ce plagiat (qu’ils ont eu la décence de reconnaître) ont informé que « des décisions seraient prises », en espérant au moins une rectification et un mot d’excuse de leur part dans le prochain numéro. Espérant également que ceci n’est pas représentatif de la qualité du magazine, car on pourrait espérer de professionnels une plus grande rigueur dans la vérification de ce qu’ils s’apprêtent à publier… (On leur conseille Google, ça marche du tonnerre)
Même sans une telle affaire, les chances de survie d’un tel magazine dans la conjoncture économique actuelle sont bien faibles, alors imaginez bien qu’avoir dès les premiers numéros une réputation de mauvaise qualité et de plagieurs ne leur rendra pas service. Espérons pour les responsables de ce magazine que cet incident ne se reproduira plus, et qu’ils pourront continuer à augmenter la qualité rédactionnelle dans les prochains numéros. Sans venir piocher ici de préférence…
Édition du 23/03/2009 – En plus de plagiat, le magazine se rend coupable dans son dernier numéro de publicité pour le fansub, en donnant des liens directs vers les sites des teams de fansubs, parlant de leurs dernières sorties, introduisant sur le fait que le succès de la japanimation est lié aux fansubs, bref en faisant l’apologie…. (Voir le topic de Mata-Web sur le magazine)
Édition du 25/03/2009 – La rédaction de Made in Japan pratiquerait-elle la politique de l’autruche? Impossible d’avoir la moindre réponse à mes mails répétés…
Édition du 31/03/2009 – Suite à un contact avec Dio_Eraclea sur les forums de Mata-Web, je suis assuré que le manque de réponse est dû au fait que le rédacteur en chef est très occupé en ce moment (soit…), que les mesures ont été prises contre le plagieur anonyme, et qu’ils sont bien dégoûtés d’avoir pu laisser le plagiat passer… Je veux bien les croire, surtout que là ça va pas être tout rose pour eux.
Pendant ce temps, les réactions sur la blogosphère apparaissent grâce au texte de raton-laveur sur l’Éditotaku. Voir le texte d’Anime-kun. Un grand merci également à Ion_Negatif qui est celui qui a signalé le plagiat sur les forums de JeuxVideo.com.
Édition du 03/04/2009 – Scans complets de l’article, ours du magazine, réaction « complète » de PandorArts / Elise Jourdan, très longuement, dans les commentaires de l’Éditotaku.
Édition du 05/04/2009 – Sur Mata-Web, Dio-Eraclea : « Une bonne nouvelle pour toi FFenril, il y aura bien un Erratum dans le numéro 4 de Made in Japan stipulant la Vraie origine de l’article sur Lucky Star avec ton nom crédité ainsi que le nom du rédacteur ayant écrit sur Anime-Kun. »
Reste à voir comment ça sera présenté.
Édition du 17/05/2009 – Wouhou, il y a eu un… « Erratum »…
Édition du 21/05/2009 – Commentaires clos – La suite de l’affaire dans l’article suivant (Erratum, puis peut-être enfin une solution…)



















