Blablas
Compte-rendu de la carte blanche à Sunao Katabuchi
Un article à lire après celui d’Animint qui relate la première partie de cette carte blanche. On innove ici, on fait de la collaboration inter-blogs ! (Bon Pazu n’est pas prévenu mais détail détail)
Au forum des images à Paris ce 9 février 2010, on pouvait retrouver une carte blanche de Sunao Katabuchi, qui a ainsi présenté pendant 2 séances, tout d’abord ses inspirations et influences (cf article d’Animint), puis ensuite ses propres travaux dans une deuxième séance qui s’est étendue de 21h15 à près de 23h45. J’y étais, en compangie d’un monsieur très postmoderne.
Sunao Katabuchi a livré un récit de sa vie professionnelle était à la fois intéressant historiquement parlant, étant lié aux créations du Studio Ghibli et du Studio 4°C, mais aussi pour son histoire personnelle, en découvrant le parcours de cet homme, qui avait dû, pour en arriver à pouvoir réaliser « ses » oeuvres, travailler dur et patiemment pendant bien des années.
Les projections ont commencé avec un épisode de la série Sherlock Holmes (réalisée par Hayao Miyazaki), Le Rubis Bleu, que Katabuchi a réalisé alors qu’il n’était qu’étudiant. Miyazaki, en effet, avait quelques années avant fait appel à un scénariste professionnel pour le film Lupin III Le Chateau de Cagliostro, mais obtenu un résultat peu satisfaisant et avait dû le reprendre entièrement. Pour cette raison, il a par la suite décidé de donner leur chance à de jeunes gens, comme des étudiants… Et c’est de cette manière que Katabuchi est entré dans les productions animées.
L’invité d’honneur de la soirée a ensuite précisé que le travail sur Sherlock Holmes avait été interrompu, Miyazaki et son équipe étant appelés à travailler sur l’adaptation animée de Little Nemo, gros projet de en collaboration avec les Etats-Unis. Ce projet verra l’abandon successif de Miyazaki, puis d’Isao Takahata, puis encore de Yoshifumi Kondô… Qui pu tout de même produire un (superbe) pilote de 3 minutes 30 qui fut donc diffusé (le projet vit encore la création d’autres pilotes, comme celui d’Osamu Dezaki).
Sur ce projet, Katabuchi a travaillé directement avec Takahata (qui avait, dit-il, déjà quasiment prêt le storyboard qui a servi au pilote de Kondô) sur le travail de prise de vue, insistant sur la technique particulière utilisée, avec notamment l’utilisation de pellicules de 70mm. C’est avec ce travail qu’il a pu passer de scénariste à concepteur d’images, a-t-il déclaré.
Katabuchi a ensuite retracé la naissance du studio Ghibli en la liant avec par exemple l’échec du projet Little Nemo, et le rassemblement autour d’Hayao Miyazaki. Il a décrit Ghibli comme une petite structure qui, avant Kiki la petite sorcière, était composé de personnes qui se rassemblaient pour un film puis se dispersaient, et que le studio n’avait vraiment grossi qu’après cet … Et ainsi, la projection suivante était celle de Kiki. Un film particulier pour Sunao Katabuchi, étant donné qu’il devait au départ en assurer la réalisation mais qu’il a finalement cédé sa place à Miyazaki. Il est néanmoins resté assistant et proche collaborateur et a pu mettre en avant sur les extraits visionnés son travail sur les prises de vues.
Katabuchi a alors narré la naissance du Studio 4°C : Après Kiki, l’équipe allait de nouveau se séparer, certains ont proposé de continuer à travailler ensemble… Et ainsi est né le petit Studio 4°C, dans des appartements où on travaillait jusque dans la cuisine. A cette époque, déjà, était lancée pour Katabuchi le projet de « son » long métrage, Arite-hime (Princesse Arête). Cependant, il fallait de l’argent pour que le Studio 4°C puisse avoir les reins assez solide pour produire de tels longs métrages, et Katabuchi a ainsi expliqué comment son projet a connu une période trouble alors qu’il a été appelé à travailler avec Katsuhiro Otomo (Akira) sur Memories (pour le travail de caméras de la partie Canon Fodder).
Racontant ce projet, Katabuchi a rit en racontant que par une ironie du sort, le Studio 4°C avait alors déménagé dans de nouveaux locaux… Ceux qu’il avait auparavant connu avec Ghibli avant qu’ils ne déménagent.
Katabuchi a ensuite été appelé à réaliser sa première série, Lassie chien fidèle, pour lequel il a donc également dû mettre de côté le projet Arite-hime. L’auteur a commenté que les personnes travaillant sur les projets Memories ou Lassie étaient au final « un peu les mêmes personnes », et que les fortes différences de rendu de l’image étaient dûes au temps et au budget alloué.
Enfin, Sunao Katabuchi a pu réaliser le film Arite-hime, terminé en 2000 et sorti en 2001, première production du Studio 4°C à bénéficier d’un traitement numérique. Depuis Little Nemo, pendant 15 ans, a raconté Katabuchi, il s’était heurté à de nombreux problèmes, de nombreux murs, et il était donc heureux de pouvoir enfin produire son propre film.
Des mots de Katabuchi, il a pour ce film remis en doute sa tendance à mettre en scène des personnages naturellement joyeux et enjoués, les jugeant peut-être un peu trop artificiels, pour faire un film dont l’enjeu est la recherche de soi… Enjeu qu’il a placé en parallèlle avec ses difficultés, et au fait qu’au final il n’ait pas pas renoncé à lui-même face aux difficultés.
Katabuchi a ensuite présenté son travail sur les cinématiques du jeu Ace Combat 4, disant qu’il s’était attaché à donner une dimension profondément humaine aux ennemis que le joueur doit abattre, le prenant ainsi à contrepied. Niveau contrepied, Katabuchi a ensuite été servi… Car en 2006, il est chargé de Black Lagoon, l’adaptation du manga hyper-bourrin/violent de Rei Hiroe, bien différent des travaux de Katabuchi… Pour autant, réalisateur sur les deux séries, il a dit s’être efforcé de ne pas avoir une posture de rejet face à la violence de ce manga et avoir voulu tenter de donner tout de même un côté plus humain au pires des tueurs, sans pour autant dénaturer l’oeuvre originale.
Une fois Black Lagoon terminé, Sunao Katabuchi a enfin pu revenir à ses premiers amours, les personnages mignons et enjoués… Qu’il met en avant dans son nouveau long métrage, Mai Mai Shinko (Mai Mai Miracle), en avant-première cette semaine, et dont il a parlé avec entrain sur la fin de la séance avant de se rappeler que le public présent n’avait pas encore vu le film.
Dans les anecdotes narrées, il a noté que le film, recommandé par le ministère de l’éducation nationale japonais en temps que film jeune public et familial, avait au final beaucoup touché les spectateurs adultes, qui pleuraient devant son film. Au final, peu avant son départ du Japon, ont eu lieu des événements rassemblant des personnes ayant aimé le film et voulant réfléchir à comment en faire une meilleure promotion et comment mieux le diffuser…
Pour un réalisateur qui a vu pendant des années ses projets mis entre parenthèses, voir son film aimé de cette manière est sûrement pour lui une belle revanche sur la vie.
Et ainsi s’est terminée, bien tard, la carte blanche de Sunao Katabuchi qui, inébranlable avec le décalage horaire dans les pattes et après avoir bavardé pendant 4h, a bien voulu signer quelques autographes au public de la salle.
Une fort belle carte blanche donc que celle de Sunao Katabuchi, précédent les projections de son film cette semaine et ce week-end, film qui sortira en DVD en août chez Kaze. A tenter !
Fascinante danse… in the Vampire Bund
Dance in the Vampire Bund est la dernière production du studio Shaft (en parallèle avec la 3e série toute mignonne toute pleine de bon moe, Hidamari Sketch) estampillée Akiyuki Shinbo, même si le réalisateur vedette du studio ne fait probablement pas grand chose sur Vampire Bund tant on y sent peu sa patte.

Une mini polémique a accompagné la diffusion du premier épisode de la série… En effet, au lieu d’adapter directement le manga, l’anime de Dance in the Vampire Bund prend des grandes libertés et s’éloigne du scénario original, à la demande du mangaka Nozomu Tamaki. L’anime de Dance in the Vampire Bund va donc narrer une histoire globalement identique mais au déroulement différent.
Si le résultat était fantastique, bien évidemment, il n’y aurait pas de polémique… Mais le remplacement de l’introduction des personnages par un épisode 1 consistant majoritairement en une parodie de talk show, ça déçoit forcément ceux qui s’attendaient à des explosions dans tous les sens. On aime ou on déteste, mais j’ai toujours trouvé personnellement que la recherche d’une nouvelle interprétation de la série lors du passage en animation est une bonne chose étant donné que cela permet de découvrir l’oeuvre d’un autre point de vue… Et que cette introduction à la série était des plus originales qui soit. (Si un vampire me lit, je voudrais bien qu’il vienne pimenter le Questions pour un champion de demain)
Toujours est-il qu’au second épisode, Dance in the Vampire Bund n’a pour attirer le spectateur qu’un pitch moyennement attirant : Des vampires pas très jolis, un character design pas vraiment fameux (mais déjà une amélioration agréable comparé au manga) et des personnages pas très intriguants… Sauf un, l’héroïne de dix ans d’aspect physique qui s’amuse à se balader à poil dans des scènes au goût questionnable. Mouais. Le talk-show éveillait plus la curiosité.

Alors, quand le générique, Friends, s’est lancé au début second épisode, je ne m’attendais certainement pas à me retrouver fasciné à ce point. Ce n’est pas qu’il soit particulièrement original, c’est juste qu’il est parfaitement monté. La scène qui se déroule sur une très jolie chanson d’une chanteuse à la voix profonde est intriguante en elle-même, alors qu’elle montre le héros apparemment à la recherche de quelque chose dans des endroits sombres, alors que chaque nuance dans la musique se ressent à l’écran, où s’affichent des images de fleurs…
Et lorsque le héros trouve l’héroïne, arrive alors une magistrale scène où l’héroïne (toujours à moitié nue) danse et tourbillone à toute vitesse, éclairée d’une lune argentée pendant que son animation est des plus fluides et est toujours aussi parfaitement accordée à la mélodie qui s’accélère, alors que les images sont devenues plus claires, d’un jaune-sepia contrastant encore plus avec les fleurs pourpres s’affichant ensuite à l’écran, pour un enchantement visuel certain…
Je suis fasciné, vraiment… Qu’une scène qui aurait pu être de fort mauvais goût (mauvais goût que l’on retrouve d’ailleurs par la suite dans l’épisode) puisse être rendue aussi jolie. Chapeau bas pour le travail de Shaft sur cet opening, qui mérite probablement son propre focus dans un sakuga dump de manganimation (Parce que je suis incapable de trouver tout seul qui a bien pu travailler dessus)
Ceci dit, à part ça, Dance in the Vampire Bund ? Bah, des vampires (très) moches, un loup-garou, et un pitch toujours moyennement attirant, même si une histoire avec des vampires révélant leur existence aux humains peut toujours se révéler sympathique. Ceci dit, il est intéressant de voir, avec Vampire Bund, Shaft faire enfin autre chose que des comédies (romantiques ou non), et la présence de quelques personnalités sur cet anime font qu’on peut en espérer un petit quelque chose : Akiyuki Shinbo certes, mais aussi Hiroyuki Yoshino, qui a à son palmarès la composition de pas mal de séries Sunrise récentes (de Gundam SEED à Code Geass en passant par Mai-Otome ou, hors de chez Sunrise, Macross Frontier) et a donc la capacité de rendre une série soit ridiculement fun, soit… Juste ridicule. On notera d’ailleurs de manière intéressante que le monsieur bosse également actuellement sur So-Ra-No-Wo-To.
En tout cas, ne serait-ce que pour l’opening et son épisode 1 décalé, Dance in the Vampire Bund mérite un coup d’oeil, et si elle offre ensuite à son spectateur une histoire intéressante (lire : la loli à poil, ça va deux minutes, mais on peut espérer que la série n’a pas que ça à offrir…), ça sera tant mieux. Sans oublier que cette série est tout de même proposée, avec Durarara!!, en simulcast en France par Dybex ! En espérant que cette bonne surprise de la part de l’éditeur que l’on pensait un peu dans les choux ne se transforme pas en mauvaise blague pour eux… Parce que la loli à poil là, elle est vraiment trop abusée pour que, si elles la remarquent, les associations de bien pensants de France ne lui déclarent pas la guerre.

Parce que quand on est dans la vibe, on se doit de comparer So-Ra-No-Wo-To et K-On!
Depuis une dizaine de jours, dans la sphère otaku, c’est la guerre. Une guerre fractricide, au sujet de cette nouvelle série, première production Anime no Chikara, nommée So-Ra-No-Wo-To (Ou Sora no Oto, soit « Les sons du ciel »). Pourquoi ça ? Parce que So-Ra-No-Wo-To ressemblerait à K-On!.
Horreur, malheur, branle-bas de combat, trolls et contre-trolls… Pourtant, tout avait si bien commencé. Lors de l’annonce du projet en juillet 2009, ce qui avait été dévoilé de So-Ra-No-Wo-To, c’est uniquement ce très joli artwork de Mel Kishida :

So-Ra-No-Wo-To s’annonçait donc comme une série originale mettant en avant des thèmes à priori originaux, musique et guerre (mêlés autrement que dans Macross bien entendu), et cette petite production du studio A-1 Pictures déjà à l’origine de l’adaptation animée de Kannagi aurait pu, et peut-être dû, au final n’être que ça : La première production originale d’un projet ayant pour objectif la création de productions originales. Sympathique, mais pas assez pour faire le buzz.
Sauf que, lors de la diffusion des premiers visuels de l’anime, on s’aperçoit que le character design d’Akai Toshifumi rappelle fortement quelque chose… Donc allez, c’est parti, faisons le point :
Oui So-Ra-No-Wo-To a un character design ressemblant énormément à celui de K-On!
Non So-Ra-No-Wo-To n’est pas une copie de K-On! au pays des militaires.

Réveillez-vous, messieurs-dames. L’identité (et pas seulement graphique) d’une série ne se limite pas à son character design. Au cours de son premier épisode, So-Ra-No-Wo-To a mis en avant, et, si je puis me permettre, avec brio, un monde très joli, s’inspirant des villes espagnoles que les créateurs ont visité, ce qui est on ne peut plus visible lorsque l’héroïne l’explore et que l’on découvre son architecture. Dans cette ville, se mêlent tradition et légendes, le tout mis en exergue par des représentations graphiques pertinente (ces peintures !) et une ambiance sonore vraiment particulière (ce français !) durant leurs présentations.
Et ce qu’en ont retenu la majorité des spectateurs ? K-On! au pays des militaires trompettistes, parce que euh, les characters designs se ressemblent, et qu’il y a de la musique.
Je ne dis pas que So-Ra-No-Wo-To sera la bombe de l’année ou même de la saison (je suis d’ailleurs pour l’instant plus attiré par Durarara!!). Je dis qu’il est bien dommage que le jugement de pas mal de spectateurs de la série ne soit assombri parce qu’ils ont passé leur temps à comparer cette série avec K-On!.
Et au passage… Avec tout ce cirque autour de la ressemblance de So-Ra-No-Wo-To avec K-On!, les vrais gagnants pourraient bien être les producteurs de la série et Anime no Chikara… Imaginez un instant que la So-Ra-No-Wo-To ait eu un character design tout autre. Même en étant une série de qualité raisonnable, elle n’aurait probablement pas fait autant parler d’elle. Au lieu de ça, aujourd’hui, la plupart des otakus qui ont vu K-On! (c’est à dire énormément au vu du nombre monstrueux de Blu-Rays de la série écoulés au Japon) vont au moins s’intéresser rapidement à So-Ra-No-Wo-To.
C’est peut-être au final ça la conclusion : Tout ce foin autour du character design de So-Ra-No-Wo-To aura certainement été dommageable pour l’identité de la série… Mais si ça peut lui permettre d’avoir une meilleure exposition, alors, à n’en pas douter, que ça soit pour Anime no Chikara ou pour les futures ventes de Blu-Ray de la série… C’est un sacré bon coup.
Un historique de Kyoto Animation. Un graphique. Un désespoir.
Cet article énonce des évidences et trolle probablement un peu au milieu d’une certaine frustration. Ne vous sentez pas obligés de continuer, veuillez juste avoir l’amabilité de retenir ceci : « BORDEL, C’EST POUR QUAND LE PROCHAIN FULL METAL PANIC! ? »
Comme vous le savez, Kyoto Animation est un studio d’animation renommé, qui est adulé (ou détesté) des otakus, qui a produit ces dernières années des séries trop bien, etc. Parlons rapidement de leurs créations :
- Full Metal Panic? Fumoffu, une hilarante « suite » de la série Full Metal Panic! produite par Gonzo et que KyoAni a su transcender en ne gardant que les meilleures histoires courtes des différents romans. Un générique formidable, et une série qui est un grand moment de rigolade.
- Air. Adapté du visual novel de Key. Condensant et expédiant l’histoire du visual novel en 12 épisodes tout en voulant absolument essayer de traiter les histoires de chaque héroïne, la série de KyoAni réussi l’exploit d’être à la fois trop rapide dans son expédition des histoires des 3 filles et trop longue parce que… On s’emmerde ! Air a dans le même temps bénéficié d’une adaptation au cinéma par Toei Animation (réalisée par Osamu Dezaki), carrément moins jolie (voire par moments sacrément moche) mais au moins plus intéressante, car se centrant sur une seule histoire.
- Full Metal Panic! The Second Raid. Série qui fait directement suite à Full Metal Panic!, et qui tient en haleine durant 13 épisodes de haute voltige. Superbe lors de ses scènes d’actions, passionnant de par son histoire, la série adaptée de 2 romans parvient à dépasser son original par l’ajout de quelques éléments judicieusement placés ici et là (M. Gates, l’opération avec les indications « à l’envers ») pour se terminer sur un final de toute beauté. Une OAV spéciale sur le personnage de Tessa sort en 2006, et on en attend la suite, vite, car cette suite existe d’ores et déjà en romans.
- Suzumiya Haruhi no Yûutsu. Le 4ème impact de l’animation japonaise, la série de tous les hypes et de toutes les folies, rendue populaire par ses choix particuliers que ça soit dans sa mise en scène (Someday in the Rain), sa jolie réalisation ou ses épisodes diffusés dans le désordre, sans compter l’effet de surprise. C’est le triomphe pour Kyoto Animation.
- Kanon 2006. Seconde série adaptée du visual novel de Key déjà adaptée en 2002. La série est relativement bonne, à la surprise de pas mal qui se sont ennuyés ferme devant celle de la Toei. Ne s’embarrassant pas d’explication pour son happy end, elle ne sombre pas, au moins, dans trop de délires métaphysiques et reste de qualité constante du début à la fin. Pas indispensable, mais à découvrir tout de même.
- Lucky Star. Une comédie adaptée de 4komas visant exclusivement les otakus. S’en servant à moitié pour continuer le hype sur Haruhi, KyoAni pond une comédie agréable qui parle aux otakus. Le succès est au rendez-vous, c’est le hype du moment, c’est vraiment fun, c’est la fête.
- Clannad et Clannad After Story. 50 épisodes pour adapter un autre jeu de Key qui narre la longue histoire de Tomoya Okazaki. Beaucoup trop de temps perdu avec des histoires secondaires sans grand intérêt. L’histoire principale finit par se démarquer des clichés du genre (« l’After Story » narre ce qu’il se passe après que le héros et l’héroïne soient tombés dans les bras l’un de l’autre), et l’histoire avance vraiment bien… Jusqu’à ce que la fin de cette version animée ruine absolument tout. Qu’importe, les personnages de la série ont largement fait sa popularité, et ce final médiocre ne saura pas la ternir. Et puis en face, chez la Toei, on a pondu un film Clannad tellement laid et inintéressant qu’on ne saurait rivaliser.
- Munto. Le projet original de KyoAni que tout le monde oublie. On l’oubliera pour l’instant aussi. On peut pas tout avoir vu hein
- K-ON!. Le 4koma à l’adaptation animée polémique. À la base une oeuvre relativement peu connue et ne se démarquant pas particulièrement (ben oui, ce 4koma dont quasiment personne n’avait entendu parler avant que « Kyoto Animation » n’arrive, était juste un 4koma parmi tant d’autres), la série est LE gros hype de 2009. Personnages mignons comme pas possibles, insistance sur le moe le kawaii les héroïnes trop choutes la soeur trop adorable la copine trop géniaaale la fille riche trop innocente la fille qui a peur des histoires d’horreur trop moeee… Toutes les folies sont permises, les fans s’achètent les basses pour gauchers d’une des héroïnes et la bataille sur le net pour ou contre K-ON fait rage… Des pavés sont écrits pour ou contre le moe, et pendant ce temps on en parle, on en parle… Et les grands gagnants sont Kyoto Animation qui banquent comme pas possible sur une petite série de rien du tout.
- Suzumiya Haruhi no Yûutsu Bis. Ou comment, après 3 ans d’attente, Kyoto Animation arrive à frustrer encore plus des fans qui n’en pouvaient plus grâce à l’arc Endless Eight. Pas grave, au moins ils ont osé faire leur connerie, et ont généré largement assez de hype pour vivre longtemps sur cette licence, quitte à en avoir dégoûté quelques uns. Haruhi « 2″ comble les trous laissés dans Haruhi si la série de 14 épisodes était visionnée dans l’ordre chronologique… En faisant une série de 28 épisodes indigeste.
Au final ? Une société qu’on a pris un temps pour les sauveurs de l’animation japonaise s’est transformée en grand méchant loup, surtout de part sa stratégie marketing assez incompréhensible mais aussi simplement par son choix de projets. Après 3 ans d’attente fébrile, Haruhi 2 s’est transformé en Haruhi 1.5, un « renewal » de Suzumiya Haruhi no Yûutsu qui a eu le cran… D’envoyer un sacré coup de boule dans les burnes des otakus. Le problème ?
Le problème, c’est ce graphique (Qu’il soit réel ou pas, d’une source officielle ou pas, qu’il couvre une période de temps donnée ou pas…) qui montre qu’ils ont reçu ce coup dans les burnes avec le sourire et ont ensuite tourné le dos en tendant la vaseline. Voir que K-ON! a été la série la plus populaire de Kyoto Animation est complètement hallucinant au vu des séries de qualité que le studio a produit (objectivement, il est assez évident que K-ON!, aussi agréable puisse-t-il être par moment, n’est pas, de loin, la meilleure oeuvre du studio) , mais quand on pense au prix dément des DVDs au Japon, et en imaginant qu’il faudra au moins 3 ou 4 DVDs pour couvrir l’arc Endless Eight comptant 8 épisodes quasiment identiques, il est encore plus aberrant que Haruhi 2 se vende bien !
Des séries ci-dessus, FMP! TSR et Haruhi 1 sont probablement les plus travaillées, et si Haruhi finira par avoir droit à un juste traitement (même si on peut sans problème imaginer attendre encore 3 ans avant d’avoir la véritable suite), qu’en est-t-il de Full Metal Panic ?
Si on peut reprocher pas mal de chose à Kyoto Animation dans leurs choix de projets ou leur politique marketing avec Kadokawa, on ne peut pas exactement les blâmerde ne pas produire de suite à la série qui, parmi celles produites, est probablement celle qui leur à coûté le plus… et rapporté le moins.
Avoir une série « Kyoto Animation » voulait dire en 2006-7 se préparer à en avoir plein les mirettes. Aujourd’hui, même le standard de qualité KyoAni semble être tiré vers le bas (ça, ou l’animateur clef du concert final de K-ON! pensait par moment plus à dessiner des singes que des filles, puis le quality check a été zappé une ou deux fois dans Clannad), ce qui n’est plus un problème pour un studio pour lequel des fans débattent de la qualité des séries… Avant le début de leur diffusion.
C’est symptomatique du comportement des fans : La meilleure série n’est pas celle de meilleure qualité, c’est la plus hypée. Ce n’est pas nouveau, mais c’est à chaque fois triste de le constater.
Surtout quand on voudrait voir la suite de l’excellente série qui a été délaissée.
« Le cancer de la japanimation » ? Ce n’est pas le moe. Que chacun apprécie ce qu’il veut, il y en a bien qui préfèrent Type-Moon aux Gundams, et inversement. Ce n’est pas non plus le fait que le studio le plus en vue semble saborder sa meilleure licence, non. À la limite, le cancer, c’est le marketing à outrance pour des séries « normales », qui en font oublier les meilleures, à des otakus qui ne découvrent pas assez de choses. Essayez plus de séries. D’autres types, peut-être moins connues, plus vieilles… Car le fait que des séries de qualité soient délaissées par les fans pour d’autres (surtout si elles sont moins bonnes), parce que c’est la dernière mode… est une bien triste chose.
Et je n’ai absolument aucune idée de comment j’en suis arrivé à une conclusion comme ça sur un article qui était commencé juste pour râler sur les ventes de FMP TSR. Achetez Full Metal Panic!, c’est bien, surtout une fois passé la série de Gonzo.. Ceci était un message de l’association des frustrés de KyoAni!
Suzumiya Haruhi no 2006-2009
Suite à l’annonce de la possibilité que l’épisode 8 du « Haruhi renewed » soit Sasa no Ha Rhapsody, et donc inédit, cet article a été préparé pour être publié avant la diffusion de cet épisode… Sauf que l’épisode est sorti plus tôt que je ne l’avais prévu, et coindetable a publié un article qui peut ressembler à celui-ci en version courte. Zut, les retardataires ont toujours tort.
Quoi de mieux, alors que l’on vient enfin d’avoir de l’inédit de la série de light novels Suzumiya Haruhi animé, que de faire une petite rétrospective sur ce à quoi on a eu droit depuis le début l’apparition de la série en anime?
4 avril 2006, c’est la surprise : Est diffusé à la télévision le premier épisode d’une série nommée Suzumiya Haruhi no Yûutsu (La mélancolie de Haruhi Suzumiya), mais ce premier épisode est… Relativement étrange. Intitulé Asahina Mikuru no Bouken Episode 00, il narre les aventures de Mikuru Asahina, une magical girl, et ses aventures avec Itsuki Koizumi contre la maléfique Yuki Nagato, dans une espèce de petit film amateur qui surprend beaucoup les spectateurs, qui ne comprennent pas tous que l’épisode est à prendre au second degré, un point pourtant accentué par la narration ironique du caméraman, Kyon. À la fin du film, la réalisatrice géniale se révèle aux spectateurs : Elle se nomme Haruhi Suzumiya…
Tobe! Skouetch Gundam!
Il y a 30 ans était diffusé le premier épisode d’une série nommée Mobile Suit Gundam. Yoshiyuki Tomino, le réalisateur de cette série, y introduisait des éléments nouveaux, dans le développement de l’histoire, des personnages, et lança le « genre » des real robots. Cependant, suite au manque de popularité de la série lors de sa diffusion, elle fut annulée au bout de 43 épisodes… Mais gagna de plus en plus de popularité lors de ses rediffusions.
La suite? Une saga qui dure depuis 3 décennies, des œuvres parfois d’excellente qualité, parfois juste bonnes et parfois carrément oubliables…
Et aujourd’hui, 30 ans jour pour jour après le début de cette grande saga, deux skouetcheurs, Tetho de Mata-Web et moi-même avons l’honneur, en compagnie de deux prestigieux invités à savoir Jun-ichi (ou MSZ006-C1), traducteur des différents Gundam pour Beez, et Saga, webmaster notamment du site Cosmic-Era, de vous présenter ce podcast Skouetch spécial 30 ans de Gundam, incroyablement dopé à l’amour de la saga, aux débats de passionnés, aux musiques 8 bits et aux thématiques allant par delà le temps…
Néophyte n’ayant jamais entendu parler de Gundam ou vétéran amateur du robot bleu blanc rouge, ne manquez pas le podcast Skouetch fêtant les 30 ans de Gundam, disponible en ce jour anniversaire de la saga mythique!
Comme pour le premier Skouetch, les commentaires sont désactivés, allez nous donner vos impressions sur le site Skouetch! http://www.skouetch.net
Haja Taisei Dangaioh & Great Dangaioh
À la fin des années 80, on aimait les gros robots. Des robots qui étaient gros, cools, puissants, bourrins, et invincibles, et dont les pilotes charismatiques cachaient de lourds secrets. En appliquant bien cette formule, on peut sans trop de problèmes réaliser un anime divertissant, et c’est ainsi que sont nées des OAVs comme celles de Meioh Project Zeorymer (adapté d’un manga) qui en 4 épisodes narrait le combat d’un jeune homme aux capacités étranges et d’un mystérieuse jeune fille dans un gros robot bourrin alors qu’ils se battaient face à des gros méchants pas gentils. Pas de quoi casser trois pattes à un canard pour l’originalité de la chose, juste suffisamment fun et bien réalisé pour ne pas s’ennuyer durant les 4 OAVs.

Haja Taisei Dangaioh, c’est exactement la même chose. Ces 3 OAVs narrent l’histoire de 4 adolescents (dont 3 jeunes demoiselles fort peu vêtues) amnésiques aux pouvoirs psychiques fantastiques qui se réveillent au milieu de nulle part et vont se battre pour sauver leur peau d’abord, se battre contre des gros méchants de l’espace à qui on a voulu les vendre ensuite, et ce au commandes de 4 vaisseaux qui se combineront pour former le gros mech dont vous pourrez hurler le nom avec eux : DAN-GAI-OOOOOOOOOOH! (Nan, pas Bangaioh)
Et on passe du bon temps sans se poser des questions. Le déroulement est ultra classique (mini-histoire sur un personnage qui regagne des souvenirs ce qui mène à un combat) mais le tout n’en est pas moins dynamique et agréable, et on se dirige tranquillement vers ce qui, on l’espère, sera une apothéose finale qui pète de partout jusqu’à la victoire des héros et la paix dans la galaxie.
Et là, c’est le drame.
Le drame, oui, car la fin de Dangaioh est tout sauf une conclusion, donnant l’impression extrêmement frustrante qu’une quatrième OAV aurait dû voir le jour… Mais après 1989, aucune autre OAV ne fut produite et ce manque ne fut jamais comblé… Et le temps a passé, et nous sommes arrivés en 2001.
Et en 2001, après 12 ans d’attente (en supposant qu’il y en avait qui attendaient encore), AIC décida de remettre le couvert et de rempiler pour une nouvelle série, Great Dangaioh! Cette frustration laissée après la fin des OAVs allait donc enfin disparaître! Dangaioh allait revenir haut en couleur, pour des combats encore plus épiques partout dans la galaxie…

Ouais. Sauf que la réalité c’est que Great Dangaioh n’a rien à voir avec Dangaioh. Pourtant, le réalisateur de Dangaioh, Toshihiro Hirano, avait rempilé pour cette nouvelle série… Sauf que rien n’est resté. Exit la guerre spatiale avec l’empire maléfique The Bunker, place à la défense d’une base terrestre à la Mazinger Z contre les attaques de méchants. Exit les 4 personnages de Dangaioh, place à un nouveau cast de 3 nouveaux héros bien moins charismatiques (et en plug suit, Eva étant passé par là). Exit même le Dangaioh original qui était composé de 4 vaisseaux et formait un massif robot blanc-gris, place à un nouveau robot composé de 3 erzatz de Mazinger, et ressemblant lui-même à pas grand chose. Voilà, il ne reste plus rien. Bon allez si, la série a une vague relation avec les OAVs originales (suffisante pour justifier le nom du robot et la réutilisation de la licence quoi…) mais elle est tellement vague, inutile… Et même encore, une nouvelle fois frustrante qu’elle ne satisfait en aucun cas celui qui voudrait voir cette série parce qu’il a apprécié les OAVs. Et pour les autres, c’est encore pire…
Car Great Dangaioh est simplement ça : Plus que médiocre, partout. De son opening reprenant presque uniquement des séquences du premier épisode par paquet de dix à son character design sans vie en passant par son mech design moche, ses personnages inintéressants et son histoire l’étant encore plus, il n’y a rien à garder cette série… Qui, à l’instar des OAVs originales, n’est en plus pas foutue de se terminer. Pire, l’épisode final est une espèce de repompe totale du vieux film Mazinger Z VS Ankoku Daishogun, film qui symbolisait… La transition de Mazinger Z à Great Mazinger. Oui, au vu de la fin de Great Dangaioh et du fait que nombre de pistes ont été lancées jusqu’à la fin du dernier épisode sans jamais déboucher sur rien, il est évident qu’une suite à cette chose était originellement prévue… 8 ans après, rien n’a été fait, et au vu de la qualité de la chose, on ne s’en plaindra pas.
Si Dangaioh, l’original, méritait d’être vu par tout fan de méchas (qui pourrait en plus vouloir se préparer pour sa nouvelle apparition dans Super Robot Taisen K) ou même par un quelconque otaku qui voudrait se reposer le cerveau pendant 2h, personne ne mérite de s’infliger cette plaie qu’est Great Dangaioh. Tentez le premier si vous le voulez, fuyez le deuxième autant que vous le pouvez!
Skouetch! Un podcast!

Sur une idée originale de nyoronyolo, grâce à un serveur prêté par Axel Terizaki, avec une organisation intra-podcast pensée par tous et menée par Mereck, ce podcast a donc pu être réalisé et devenir la chose brillante qu’il est aujourd’hui (ce fut dur, mais c’est en fait écoutable!)
Font donc partie de ce podcast rétrospective de l’année des animes 2008 les grands et célèbres noms d’Axel « Maître des Maids » Terizaki@Meido-Rando, Mereck « The Trap Buster »@L’autre bout, mt-i « Lolicon-sensei »@Bika-Suishin, nyoronyolo « L’homoérotique freudien »@Hourai Neetwork, Tetho « Tôhô Fuhai »@Blog de la rédaction Mata-web, Yukimusha@BakOtak’ et moi-même@FFenril.info.
En vous souhaitant une bonne écoute et vous invitant à donner vos impressions sur le site, Skouetch!
FFenril’s Awards©® 2008 – Opening et endings
Leur retard avait été annoncé, mais mieux vaut tard que jamais, voici les FFenril’s Awards©® (avec les symboles, oui) 2008! … Cette année en retard et peut-être en version compressée. Pourquoi? Parce que chez la demoiselle fangirlisée d’à coté, il y a une espèce d’article encyclopédique gigantestico-fantasmagismo-magnifiquement génial en bilan de 2008 et qu’on peut pas rivaliser avec ça. ORZ.
Mais bref! Au lieu de faire dans la quantité, on va faire dans la qualité (… Nan? Personne y croit?), et pointer quelques éléments qui ont été marquants cette année… En commençant par les OP/ED!
Prix spécial Code Geass de la sodomie musicale en opening de 2008 : Special Days (Special A OP1)
Que quelqu’un rende un service au monde et coupe les cordes vocales de Yuko Goto.
Dauphin : Sky high – Nodame Cantabile Pari-hen – Parce qu’avoir une animation cheap sur une musique sans âme pour un anime sur la musique, c’est un crime, surtout quand on avait Allegro Cantabile avant.
Prix de l’ending homoérotique freudien – Friends (Gundam 00 ED2)

Tout est dans le titre non? Si la chanson de Stéphanie, Friends, est très jolie, les images qui défilent ne manqueront probablement pas de rappeler à certains les meilleurs moments de GinEiDen et Junjô Romantica.
Prix de l’opening le plus zarb et le moins adapté à son anime – Love Jump (Kure-nai)

Il y a trois façons d’expliquer comment l’opening de Kure-nai, série qui n’a pas exactement ce look en réalité, est devenu comme ça. Possibilité un, il a été sous-traité à un studio corréen qui venait de découvrir Flash et ont dû rendre un truc en quatrième vitesse.
Possibilité deux, ils ont sous-traité ça à un studio corréen dont le personnel a compris qu’ils faisaient « Kure-nai Fumoffu » et s’est empressé de faire un truc décalé.
Possibilité trois… Un type de Shaft a volé leur véritable OP et leur a filé celui-ci à la place pour la blague.
Prix Fruits Basket de l’opening pour s’endormir avant la fin de ses 90 secondes – Tameiki no Hashi (Allison & Lillia)
Ne jamais commencer ce genre de série tard le soir sous peine de subir un endormissement radical sous le poids de l’ambiance posé par l’opening.
Dauphin : Tabi no Tochû – Ôkami to Kôshinryô
Prix de l’insert song de folie qu’on voudrait qu’elle s’arrête jamais et que tout continue à péter partout pendant et que le titre de ce prix va jamais s’arrêter – Nyan Nyan Service Medley – Lion – Infinity – Watashi no Kare wa Pilot – Diamond Crevasse – Seikan Hikô – What ’bout my star? – Lion – Ai Oboete Imasuka? – Aimo – (Macross Frontier)

Et le mieux? C’est qu’ils en ont sorti une version encore plus longue (12 minutes!) et plus géniale plus tard.
Prix du meilleur (et artistique) opening – ebullient future (ef – a tale of melodies)

Et un ange descendit du ciel.
Dauphins : motto hade ni ne! – Kannagi
Paradise Lost – Ga-Rei Zero
Lion – Macross Frontier OP3
Hatena de Wasshoi – Hidamari Sketch x365
Et pour finir, une petite note spéciale pour Tokyo et Paris, l’ending de Nodame Cantabile Pari-Hen, qui serait parfaitement oubliable s’il n’était pas tout… En français!
Et voilà pour ces FFenril’s Awards©® openings & endings. Une suite à venir… Si l’inspiration est au rendez-vous. Sinon reportez-vous par ici pour l’excellent bilan de 2008 de japanime d’Exelen et par là pour celui plus porté jeux du raton.
En espérant une bonne année 2009…

Chers amis, chers ennemis, chers spectateurs, chers otaques, mes chers compatriotes. Bonjour.
C’est avec un certain regret que je me vois dans l’obligation de vous annoncer que les articles « best of » de l’année ont pris un retard considérable cette année, et ils ne seront pas publiés à temps contrairement aux années précédentes, étant donné que tout comme la bestiole homoérotique, je n’ai eu le temps (ainsi qu’un tantinet la flemme) de produire quoi que ce soit. Puis de toute manière c’est tellement déprimant de devoir envisager que l’anime de l’année a probablement été Geass que ça pouvait attendre de sortir des fêtes aussi.
S’il vous faut absolument un résumé de l’année 2008, alors je vous incite à aller vous flageller avec des orties tout en écoutant le podcast obtenable en allant demander gentillement à Mr homoérotisme freudien. Podcast, réalisé avec d’autres compères de la blogosphère, qui s’est tellement étendu dans les bavardages d’otaques durant QUATRE HEURES de temps qu’il peut probablement faire paraître le déroulement de l’anime Fate/stay night rapide, dynamique et intéressant en comparaison.
En 2008, on a pu retrouver qu’une petite trentaine d’articles sur FF.info, ce qui était bien mais pas top. Pour 2009, il serait vraiment bien que…
- Que quelqu’un se décide enfin à faire un Ouendan 3
- Que l’on voie Super Robot Taisen OG ~The Inspector~ animé. Quoi, Banpresto doit bien faire de la pub pour un futur OG3 non? Et personne serait contre une autre campagne de pub de 6 mois sponsorisée par JAM Project non?
- Que l’on revoie JAM Project en France. Un jour, quelque part, pouvoir de nouveau hurler « GOD DEFEATS THEM ALL! »
- Que le contrat d’exclusivité passé entre JC Staff et Rie Kugimiya arrive enfin à expiration. Et qu’on les empêche JC Staff d’adapter d’autres ranobe. Et quoi que ce soit qui ne soit pas des comédies romantiques en fait.
- Que quelqu’un propose une opération pour l’ablation des cordes vocales de Yuko Goto
- Que la Sunrise n’exploite pas plus Geass. Siouplait ;_;
- Que Kyoto Animation arrête de se foutre la gueule du monde. Entre Munto et les rumeurs sur K-on, on peut espérer Haruhi 2 et FMP 4 pour l’automne 2012. Au mieux.
- Que Shaft continue ses Shafteries (Plus de Sayonara Zetsubou Sensei, plus d’Hidamari Sketch, plus d’animes stylés n’importe comment, plus de conclusions comme ef)
- Que la Gainax sorte plus vite ses films aux cinéma (youhouuu, Eva 2.0?)
- Que la Gainax sorte plus vite ses films en DVD (Un Tengen Toppa Gurren-Lagann sur grand écran en avril, que ça sera joli…)
- Que Gonzo arrête de faire du Gonzo… Mais continuent leurs rares bonnes idées (diffusion officielle sous-titrée)
- Que ufotable fasse des derniers films de Kara no Kyôkai des chef-d’oeuvres
- Que la PASSION se manifeste autrement que par un article suivi d’une absence de 2 mois :D
- … Et que le mot passion soit abandonné d’ailleurs
- Que plus d’articles soient publiés ici. Mais bon, les bonnes résolutions c’est fait pour ne pas être tenu hein?
Sur ce, bonne année 2009 à tous ~
The FlemmeFenril ~
Le concert de JAM Project à la Chibi Japan Expo… Ou l’incarnation de dieux transcendants la galaxie de manière épique
GOD DEFEATS THEM ALL!
Comment, comment, comment était-il possible de rater cette Chibi Japan Expo où JAM Project faisait son premier concert en France? Ce n’était pas la Chibi Japan Expo, c’était la Chibi JAMpan Expo! Vendredi, pendant un peu moins de 2h, Hironobu Kageyama, Yoshiki Fukuyama, Masaaki Endô, Hiroshi Kitadani et Masami Okui ont simplement donné LE meilleur concert qui ait jamais été joué en France. (Bon, ou c’est peut-être légèrement exagéré… Mais z’avez compris le principe hein)
Ayant pu dégoter des places au premier rang (gagnées grâce à la PASSION, au NEKKETSU, à la PERSEVERANCE et à l’EFFORT) aux côtés de (ce *** de veinard d’) Axel et sa maid personnelle, Shikaze, Tetho et plein de monde de la blogosphère francophone, j’ai pu assister au concert de ces dieux vivants que sont JAM Project. Et on peut dire que ça pétait sa sainte race de sa maman de dieu.
Après les 2 premières chansons, Crest of Z’s et STORMBRINGER qui ont surtout servi à chauffer le public fort présent, la folie a débuté et ne s’est jamais arrêtée. Les chansons du groupe, de Nageki no ROZARIO, l’incroyable Break Out (et un public, coindetable compris, hurlant « SUPER ROBOT WAAAAAAAAAAAAAR »), ont mis une ambiance de folie à la salle et l’enchainement des chansons les plus prestigieuses des artistes n’a fait que continuer à faire monter le tout en puissance We Gotta Power et Yuusha-Oh Tanjô donnant respectivement des hurlements combinés sur les « DRAGON BALL Z! » ou « GA-GA-GA-GA-GAOGAIGAR! DIVIDING DRIVEEEEEEEEER! », alors que Yoshiki Fukuyama assurait le spectacle en faisant lui-même la démonstration de la monkey dance de King Gainer, que Masami Okui chantait le Rinbu Revolution d’Utena et Hiroshi Kitadani We Are! de One Piece, les solos se terminant une fois passée la prestation d’Hironobu Kageyama sur le célébrissime Soldier Dream de Saint Seiya.
Une fois ces passages solos terminés restait le clou du spectacle, la cerise sur le gateau, et c’est ainsi que sont passés No Border (thème de la tournée mondiale du groupe), Genkai BATTLE (Yu-Gi-Oh GX), VICTORY (SRT MX) et SOULTAKER devant un public, certes diminué depuis la fin des solos, beaucoup de gens ne connaissant (malheureusement) de JAM Project que Kageyama pour DBZ et Saint Seiya, mais du coup composé des fans les plus hardcore et les plus fidèles du groupe. Des fans qui ont fait preuve d’une PASSION débordante en… Faisant changer le cours du concert quand Kageyama demanda au public quelle chanson il voulait entendre, où une réponse unanime fut « GONG » (SRT Alpha 3), qui n’était absolument pas prévue au programme et a pourtant été arrangée du coup! S’en est suivi un final pendant lequel, après le cultissime Cha-La Head-Cha-La de Kageyama, un géniallissime final sur SKILL, devant un public de fans au bord de l’overdose hurlant des « MOTTO MOTTO » devant le rêve absolu s’exauçant devant leurs yeux.
Alors même si on peut avoir quelques regrets sur la durée du concert, sur les chansons jouées (pas de Rocks, d’Hagane no Messiah ou de Makka na Chikai), sur le public de fans bien présent mais pas finalement pas si énorme, sur le système pourri de tirage au sort dédicaces de la Chibi JE, sur le fait que c’est déjà fini… C’était quand même absolument génialissime et d’une classe incomparable.
Mieux qu’un final de Gurren-Lagann (qui arrive d’ailleurs en France), mieux qu’un GaoGaiGar Final, mieux que n’importe quoi que vous ayez trouvé épique ou fantastique… Faites vous un concert de JAM Project. L’apothéose absolue. Pourvu qu’ils reviennent vraiment.
SUPER ROBOT WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR!
(Soldier Dream – Concert coupé youtube) (Images d’Axel)
Le Top 10 des personnages d’animes les plus relous de tous les temps.
OMG ! PAS DE BILLET SUR FFENRIL.INFO DEPUIS FIN AOUT ! LES GENS VONT CROIRE QUE JE SUIS ENCORE MORT ! VITE ! UNE SOLUTION !
AH ! J’ENTENDS DES GENS VENIR ME CHERCHER POUR ME FORCER A POSTER UN TRUC ! AH ILS VONT OUVRIR LA PORTE ! NON ! NOOOON !
(… Donc la dernière mode, après la floppée d’articles qui commencent avec des logs de l’editotaku, c’est celle des articles qui plagient ceux des autres. L’idée de cet article étant complètement piquée de Néant Vert… Euh… Sans rancune, Amo?)
Après tout, la blogosphère est un endroit merveilleux rempli de gentilles personnes toutes prêtes à coopérer les uns avec les autres dans le but d’améliorer le goût de leurs lecteurs qui pourraient, on ne sait jamais, être des kevins fréquentant assiduement Animeka et Jeuxvideos.com en insultant l’éditeur français de Naruto.
Si ces personnes merveilleuses ont de bonnes idées, pourquoi ne pas reprendre ces idées? Et donc tout comme Amo l’a fait sur Néant Vert, faisons nous une joie de vous faire découvrir ces personnages qui n’auraient JAMAIS dû EXISTER. Sauf qu’on va se limiter aux animes ici, faut quand même rester dans son propre domaine.
#10 : Haruka Suzumiya (Kimi ga Nozomu Eien)
Si Haruka n’existait pas, l’évènement de le fin de l’épisode 2 de Kimi ga Nozomu Eien n’aurait pas pu se produire, et j’aurais pu éviter un anime qui m’a démonté le moral. KimiNozo, c’est bon si vous avez envie de sauter par la fenêtre et ne voulez plus avec aucun regret en partant ;_____; Puis la voix de Haruka est chiante. Puis en fait Haruka… Est chiante aussi, même tout ça mis de côté. La preuve avec Kimi ga Nozomu Eien Next Season.
#09 : Louise Françoise de la Baume le Blanc de la Valière (Zero no Tsukaima 1/2/3/etc)
Une honte à l’esprit des tsundere, un personnage sans envergure héroïne d’un anime sans envergure, associé à une personnalité historique française dont on préfèrerait oublier l’existance vu ce qu’elle a engendré, une pitoyable loli agaçante. Votez contre elle au tournoi de tsundere de Meido-Rando!
#08 : Papillon (Busô Renkin)
MY EYES, THEY HURT! THE GOOGLES, THEY DO NOTHING!
#07 : La horde de pervers macho sado-masochistes (Inukami!)
Ceci étant un traumatisme important et sachant qu’il ne faut pas remuer le couteau dans la plaie, nous ne rentrerons pas dans les détails et je vous demanderez simplement de cliquer sur ce lien ainsi que sur celui-ci.
#06 : Shinn Asuka (Gundam SEED Destiny)
« Siiii! Je vais le faire! Je vais tout détruire parce qu’on me l’a demandééééééé! Parce queeeee! »
« Mais Shinn! C’est ridicule! Tu es manipulé, tu vas créer des orphelins comme toi, tu sais que ce plan Destiny est ridicule! »
« Mais…. Mais… MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIS!!!!! »
#05 : Chara Soon (Et à plus grande échelle, la plupart du cast de ZZ Gundam non originaire de Z Gundam)
En plus de se balader constamment avec du ketchup renversé sur la moitié de ses cheveux (remarque aussi valable pour Saburota de Nadesico The Prince of Darkness), elle est… Stupide. Et avoir un personnage qui semble sortir de School Rumble dans un Gundam, c’est dur. Et le reste du cast est pas bien mieux
#04 : Arika Yumemiya (Mai-Otome [Zwei])
Yuuki ga negai, kanaeru no you DO YOUR BEST! (Filer un rôle d’héroïne à la doubleuse de Mokona est pas une bonne idée. Surtout si l’héroïne en question rêve de se taper le père de sa meilleure amie)
#03 : Makoto Itoh (School Days)
Kotonoha, on couche? Sekai, on couche? Bidule, on couche? Les filles, vous êtes 3, on couche? Loli, on couche? Hey toi dans la rue, on couche? … Alors les copains, z’êtes contents d’avoir passé 12 épisodes à me voir faire ça avant de me faire ouvrir la cervelle?
#02 : Shirô Emiya (Fate/stay night ANIME)
Sabeeeeeeeeeeeeeeeeeeer! Non mais écoute je sais que tu es puissante mais une fille ça doit pas se battre! Et puis bon surtout si tu te bats c’est qu’une fois que je me fais mettre à terre et encore il faut qu’on négocie ça et fais gaffe parce que si tu es trop violente je vais te l’interdire via la magie que j’ai et en plus il faudrait d’abord parler à l’adversaire parce qu’on sait jamais il pourrait vouloir se rendre d’abord et surtout n’oublions pas que je pourrais servir à quelque chose même si j’ai déjà mordu la poussière 8 fois je la mordrai pas une 9ème fois même si je suis clairement en désavantage face à ce type! (Ce qui joue pour lui : Il est moins chiant dans les deux autres scénarios du jeu)
#01 : VIVIO (Mahô Shôjo Lyrical Nanoha StrikerS)
VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. VIVIO. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!
… Et sinon, les dernières nouvelles? Axel de Meido-Rando remet ça cette année et propose un tournoi de tsundere! Consignes de vote : Ne laissez pas Kallen gagner le tournoi (Parce que Geass), ne laissez pas Rin gagner le tournoi (parce que ça embêtera cdt/kyouray), laissez pas trop tomber Naru dans la poule 3 (Bon, elle a aucune chance, mais mérite une mort honorable), votez Shana dans la 4, butez Louise… Et puis sinon bah suivez ce que dit le raton, ça me va pour l’instant.
Tant qu’à parler de cette fantastique blogosphère (portée par Sama/Blogchan) au début de l’article sinon… On va tenter de lui faire appel, comme à la bonne époque des 5 parfaites petites lois! Je passe donc la main à coindetable/cdt/kyouray dont la mission s’il l’accepte sera de prendre son courage à deux mains et ressuciter son blog avec un top 10!
Le changement de sexe de Haruhi Suzumiya
Titre d’article garanti 200% attirant des types bizarres de tout le net.
Il se passe un truc bizarre avec les fans de la série Suzumiya Haruhi depuis quelques temps. Au détour de quelques forums, quelques imageboard, vous pourriez tomber sur des images de Suzumiya Haruhi… Qui ne ressemblent pas aux habituelles. Et voir des noms… Bizarres.
Haruhiko ou Haruki au lieu d’Haruhi. Kyonko au lieu de Kyon. Mitsuru à la place de Mikuru. Itsuko à la place d’Itsuki.
Alors qu’est-ce que tout ça? La réponse avec l’image ci-dessous…
Si vous êtes toujours sûr de vouloir en savoir plus… C’est partiii…
Kimikiss pure daube
Flash info spécial : Non, je ne suis pas mort. Par contre la vie de tous les jours étant moche, triste et injuste, il y a des forts risques que FFenril.info ne reprenne pas un rythme normal avant un bout de temps. Ou ptet que ça repartira comme en 40 bientôt, en fait j’en sais rien.
Avertissement : Ceci est un article rédigé sans argumentation réellement valable et sans aucune tentative de diplomatie. Vous aurez été prévenus.
Yay, le nouvel anime de l’équipe de Honey and Clover! Les gens qui ont merveilleusement bien adapté le manga de Chika Umino au format d’une série chaleureuse et humaine, les gens qui ont adapté le fort sympathique (même si un peu faible niveau budget) Nodame Cantabile, adaptent maintenant un bishoujo game, Kimikiss en anime. Youpi, ça va probablement encore être sympa comme anime, allez, lançons le premier épisode…
« KISS KISS«
Cerveau. Freeze. Pause. Stop. Fermeture de la vidéo. Il y a une voix moche qui vient de gueuler dans mes hauts parleurs réglés un peu trop fort des mots qui me semblent être le début de l’OP et dont la façon dont ils ont été prononcés me donne envie d’aller regarder plein d’autres trucs et de faire tout sauf de me réinfliger ça. Bon allez, un peu de courage, c’était qu’un mauvais premier contact, on y retourne…



























