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Okami Kodomo no Ame to Yuki

Ce lundi 25 juin  (déjà la semaine dernière… je sais plus faire de compte-rendus rapides moi) avait lieu à l’UGC Ciné-Cité des Halles de Paris l’avant-première internationale du nouveau film de Mamoru Hosoda, Okami Kodomo no Ame to Yuki, commercialisé en France sous le nom Les enfants loups : Ame & Yuki. Hosoda, qui avec Toki wo Kakeru Shoujo et Summer Wars commence à être sacrément connu et reconnu pour ses films, était présent pour cette avant-première, en compagnie d’Aoi Miyazaki, actrice qui doublait Hana, le personnage central du film.

Je pense ne pas exagérer en disant que les retours sur le film étaient extrêmement positifs. Le public semblait enchanté à la fin de la séance, chacune des personnes ayant posé des questions commençant par complimenter le réalisateur pour un film souvent appelé « magnifique »

Et il faut bien admettre que j’ai, moi aussi, été particulièrement emballé par ce Ame & Yuki. En 1h50, Mamoru Hosoda livre ce qui est très probablement son meilleur film (et j’ai pourtant adoré Tokikake et Summer Wars), une oeuvre magistrale du début à la fin.

Comme le synopsis du film l’indique, Ame & Yuki est l’histoire d’une mère seule qui élève ses enfants(-loups) après le décès de son compagnon homme-loup. Oui, mais Hosoda ne se contente pas de nous raconter son histoire en partant de ce postulat. Le film commence par nous narrer la douce histoire d’amour entre Hana et l’homme-loup, et le fait de fort belle manière, nous donnant une première partie de film vraiment touchante, et rendue plus tragique par l’annonce du drame qui attend Hana.

Le film oscille ensuite entre sérieux et humour. Ame & Yuki est drôle, vraiment drôle, et la salle a rit de bon coeur plus d’une fois. Le nouveau Hosoda alterne entre ces scènes de bonne humeur où brillent les adorables personnages créés par le réalisateur et d’autres scènes plus dures, moments où l’on ressent la difficulté pour Hana d’élever ses enfants seuls, et pour eux de vivre avec leur différence.

J’ai vraiment été séduit par l’ensemble du film qui me semble être une réussite sur tous les plans, et je tiens même à exprimer mon désaccord avec Pazu d’Animint qui aurait préféré un dessin des loups plus réalistes : S’il est vrai que les loups « à cheveux » sont un peu étrange, le résultat (cocasse) est en accord avec l’esthétique générale du film, et permet de continuer à caractériser les personnages que l’on connait et à leur donner ce côté humanisé dont a besoin la mise en scène, notamment lorsque Hana enlace son mari en début de film.

Un mot sur les musiques : Très (peut-être un peu trop ?) présentes, beaucoup de thèmes chantés (dans une langue imaginaire que Hosoda a baptisé le langage Takagi, du nom du compositeur du film), très agréable.

Pour conclure, sachez ceci : Okami Kodomo no Ame to Yuki sort au cinéma en France le 29 août. Je vous recommande chaudement d’aller le découvrir. Moi, j’y retournerai.

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Blabla supplémentaire sur Ame & Yuki par rapport à l’article de Pazu sur Animint, que je vous invite à lire et qui parle plus en profondeur du film, notamment de son scénario et des parallèles à établir avec d’autres films.

J’avoue avoir été trop pris dans le film pour l’analyser de la même manière, et je voulais juste relever certaines choses qui me gênent dans l’article de Pazu : la nature, par exemple, décrite certes comme belle et dangereuse mais à mon sens comme bien moins inquiétante que dans Mononoke Hime, d’où un parallèle qui me gêne un peu. Et si je vois d’où peut venir la comparaison entre Yuki et Mei (Totoro), le personnage, même enfant, se démarque bien assez pour que la comparaison me semble réductrice. Enfin… après le film, le sourire d’Hana vous met-il mal à l’aise ? S’il est vrai que la vie n’est (vraiment) pas tendre avec elle, à la fin du film, c’est plus un sentiment d’admiration pour cette femme formidable qui prédominait chez moi, et c’est, je pense, sur cette note que Mamoru Hosoda voulait terminer son film.

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